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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Effritement de l’euro et remontée des Bourses

L’euro s’est effrité face au dollar hier sur les marchés des changes, les investisseurs craignant que le rapport sur l’emploi aux États-Unis en août, qui sera publié aujourd’hui, pave la voie à un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 1,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 21 septembre. De ce fait, les opérateurs n’ont prêté qu’une attention très réduite aux chiffres US publiés hier, notamment l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 19 000 la semaine dernière pour totaliser 362 000 au lieu de 340 000 comme prévu. Il en est de même de la révision en baisse de la hausse de la productivité US du secteur non agricole de 2,9 % à 2,5 % au 2e trimestre contre 3,7 % au premier, qui est passée comme inaperçue. De son côté, l’euro est resté insensible à la décision de la BCE de laisser son principal taux d’intérêt inchangé à 2 % à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs, qui a relevé ses prévisions de croissance et d’inflation en zone euro pour cette année et la suivante (voir par ailleurs). Le marché n’a pas prêté attention aussi aux commentaires positifs du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, sur la situation conjoncturelle dans cette zone, estimant que l’évolution de la monnaie unique sera déterminée par les développements aux États-Unis et non dans la zone euro. Cela étant, et compte tenu aussi de la hausse de 1,3 % des commandes industrielles aux États-Unis en juillet après 0,7 % en juin et l’augmentation du nombre de chômeurs en Allemagne de 24 000 personnes en août pour totaliser 4,4 millions, l’euro devait subir quelques ventes bénéficiaires après ses récents gains de ces deux derniers jours. Il s’est, en effet, finalement négocié à New York sur un ton vulnérable à 1,2165 $ contre 1,2185 $ la veille, en repli de 0,16 %. La Bourse US était en hausse hier après la publication d’un bon indicateur sur les commandes industrielles aux États-Unis. Pourtant, l’évolution de la cote est restée dans une fourchette étroite dans l’attente de la publication des prévisions d’Intel pour le 3e trimestre après la clôture et les chiffres de l’emploi en août aujourd’hui. La mise en garde de Wal-Mart que son bénéfice par action au 3e trimestre 2004 sera « dans le bas de la fourchette de 52 à 54 cents » a éclipsé ses pronostics d’une hausse de 2 à 4 % de ses ventes en septembre contre 0,5 % en août. Mais l’annonce d’une hausse de 1 % des ventes mondiales de semi-conducteurs en juillet par rapport à juin et de 29,7 % de téléphones mobiles au 2e trimestre 2004 a soutenu la tendance. Les Bourses européennes ont également clôturé en hausse après le statu quo monétaire de la BCE, dans un marché confiant dans les perspectives conjoncturelles qui l’ont fait ignorer la nouvelle flambée du pétrole. Le succès de l’opération de cession par l’État français de 9,6 % du capital de France Télécoms et le relèvement de la recommandation de Citigroup sur Carrefour ont été bien accueillis aussi par les investisseurs. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a fait l’objet hier d’une chasse aux bonnes affaires, ses actions A et B ayant progressé de 7,05 $ à 7,09 $ et de 7 $ à 7,06 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro s’est effrité face au dollar hier sur les marchés des changes, les investisseurs craignant que le rapport sur l’emploi aux États-Unis en août, qui sera publié aujourd’hui, pave la voie à un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 1,50 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 21 septembre. De ce fait, les opérateurs n’ont prêté qu’une attention très réduite aux chiffres US publiés hier, notamment l’augmentation du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 19 000 la semaine dernière pour totaliser 362 000 au lieu de 340 000 comme prévu. Il en est de même de la révision en baisse de la hausse de la productivité US du secteur non agricole de 2,9 % à 2,5 % au 2e trimestre contre 3,7 % au premier, qui est passée comme...