L’attentat de Beersheva, un nouveau prétexte pour accélérer l’édification du mur
le 02 septembre 2004 à 00h00
Les autorités israéliennes ont justifié hier l’accélération de la construction du « mur » en Cisjordanie après l’attentat de Beersheva, dans le sud du pays, un secteur encore largement béant, qui a apparemment permis aux kamikazes venus de Hébron de s’infiltrer.
Poussé par son opinion, le gouvernement d’Ariel Sharon a annoncé dès le lendemain de l’attaque-suicide sa détermination à relancer les travaux dans cette région vallonnée, le sud de la Cisjordanie, en dépit de l’opposition internationale suscitée par ce projet. Raanan Gissin, porte-parole du gouvernement israélien, a déclaré hier qu’Israël « construira la barrière là où elle permet la meilleure protection ».
Le responsable de l’agence gouvernementale chargée de la construction du « mur », Netzach Mashiakh, a de son côté indiqué à la radio militaire que les travaux dans cette région seraient achevés d’ici à neuf mois.
Avant même l’annonce de la présidence du Conseil, les commentateurs israéliens, presque unanimement, estimaient déjà que la relance des travaux dans ce secteur s’imposait. « Si le Hamas a choisi de frapper à Beersheva, c’est parce que cette ville était une cible aisée », estime le spécialiste des affaires de sécurité, Zéev Schiff, dans le quotidien Haaretz. Selon lui, la « formule » la plus efficace pour déjouer de tels attentats tient en trois ingrédients essentiels : « Assassinats de personnes impliquées directement dans des attentats-suicide », l’accélération de la construction de la « ligne de sécurité » et « un châtiment approprié pour les partisans du terrorisme ».
Shaul Guivoli, directeur du Conseil pour la paix et la sécurité, un groupe de chercheurs indépendants issus de l’armée et de la police, considère que, dans d’autres secteurs de la Cisjordanie, la barrière a largement fait ses preuves. « L’attentat de Beersheva démontre que la barrière est tout simplement indispensable », a confié cet officier de police à la retraite.
Pour les Palestiniens cependant, les annonces israéliennes sont sans rapport avec les attentats de mardi. « Israël voulait poursuivre la construction du mur avec ou sans l’attentat d’hier », a ainsi affirmé un responsable proche du dirigeant palestinien Yasser Arafat sous le couvert de l’anonymat.
Les autorités israéliennes ont justifié hier l’accélération de la construction du « mur » en Cisjordanie après l’attentat de Beersheva, dans le sud du pays, un secteur encore largement béant, qui a apparemment permis aux kamikazes venus de Hébron de s’infiltrer.
Poussé par son opinion, le gouvernement d’Ariel Sharon a annoncé dès le lendemain de l’attaque-suicide sa détermination à relancer les travaux dans cette région vallonnée, le sud de la Cisjordanie, en dépit de l’opposition internationale suscitée par ce projet. Raanan Gissin, porte-parole du gouvernement israélien, a déclaré hier qu’Israël « construira la barrière là où elle permet la meilleure protection ».
Le responsable de l’agence gouvernementale chargée de la construction du « mur », Netzach Mashiakh, a de son côté...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.