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CIMAISES Le Festival international du photojournalisme s’ouvre à Perpignan (photo)

La 16e édition du Festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, offre, depuis samedi, à Perpignan, un programme riche, avec une trentaine d’expositions, de nombreux prix et un colloque. Cette année, Visa fermera ses portes au grand public le 12 septembre. La semaine professionnelle, où affluent les photographes, a lieu jusqu’ au 5 septembre. En 2003, une trentaine d’expositions gratuites réparties dans tous les lieux de la cité catalane avaient attiré 174000 visiteurs, 270 agences photos, 3000 accrédités, venant de 49 pays, notamment d’Europe de l’Est. Depuis la création de Visa en 1989, le festival a accueilli 1,649 million de visiteurs. Parmi la trentaine d’expositions figurent de grands noms comme Henri Bureau et Willy Ronis, 94 ans, dans une rétrospective allant du Front populaire à ses plus récentes photos. Visa sera une fois de plus le reflet d’un monde en convulsions: Irak, Rwanda, Afrique de l’Est, malades mentaux en Asie (John Stanmeyer), jeunes handicapées canadienne et bengalie (Michel Szulc-Krzyzanowski, Cover), toxicomanes à Ruili en Chine (Lu Guang, Gamma), etc. Les soirées qui se dérouleront durant la semaine professionnelle, sur grand écran, en plein air, au Campo Santo, retraceront les événements forts de l’année écoulée. Seront notamment évoqués l’Irak, la situation en Israël et Palestine, Haïti, le centenaire de la naissance de Dali, les 50 ans de l’appel de l’abbé Pierre, les 10 ans du génocide rwandais et la Libération de Paris. Près de 10000 photos avaient ainsi été projetées en 2003. Plus de 70 agences et collectifs présenteront également leur travail. Un colloque, avec le sociologue Dominique Wolton, sera consacré jeudi et vendredi, au Palais des congrès, à la disparition du photojournalisme. En débat: la photographie dans un univers dominé par la télévision. La question des photos de détenus irakiens de la prison d’Abou Ghraib, qui ont fait le tour du monde, sera certainement récurrente. Elles «font reprendre à chacun conscience du rôle et du pouvoir de l’image», selon Jean-François Leroy, directeur-fondateur de Visa. Celui-ci n’hésite pas à les considérer comme les «photos de l’année». De nombreux membres du jury les avaient sélectionnées pour le Visa d’or, récompense la plus prestigieuse de ce festival. Le patron de Visa fera état de ses souhaits lors du festival, mais il les exclut de la compétition, car « le Visa d’or est censé primer un travail pensé, réfléchi, abouti, d’un professionnel, et elles (les photos prises par les soldats américains) ne correspondent pas à ces critères». M. Leroy présentera une vingtaine de clichés d’Abou Ghraib lors d’une soirée de projection le samedi 4 septembre. Ces photos, qui n’ont « pas été réalisées par des photographes professionnels ni même par des journalistes, ne sont pas intéressantes en tant que photographies, mais quels documents!» affirme M. Leroy dans un éditorial pour le festival, refusant cependant toute «sacralisation». Visa rendra également hommage à l’un des maîtres de la photo, Henri Cartier-Bresson, cofondateur de l’agence Magnum, décédé le 3 août 2004 à 95 ans. Le festival le fera sous la forme d’un «clin d’œil». Dans un numéro spécial de Photo qui lui était consacré, HCB avait légendé les photos à la main, rappelle M. Leroy, en terminant avec ces mots: «Circulez, y a rien à voir.»
La 16e édition du Festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, offre, depuis samedi, à Perpignan, un programme riche, avec une trentaine d’expositions, de nombreux prix et un colloque.
Cette année, Visa fermera ses portes au grand public le 12 septembre. La semaine professionnelle, où affluent les photographes, a lieu jusqu’ au 5 septembre.
En 2003, une trentaine d’expositions gratuites réparties dans tous les lieux de la cité catalane avaient attiré 174000 visiteurs, 270 agences photos, 3000 accrédités, venant de 49 pays, notamment d’Europe de l’Est.
Depuis la création de Visa en 1989, le festival a accueilli 1,649 million de visiteurs.
Parmi la trentaine d’expositions figurent de grands noms comme Henri Bureau et Willy Ronis, 94 ans, dans une rétrospective allant du Front populaire à ses...