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Actualités - Chronologie

Bush admet avoir mal évalué les conditions de l’après-guerre

Le président américain, George W. Bush, a admis avoir mal évalué les conditions de l’après-guerre en Irak, dans une interview publiée hier par le New York Times qui affirme que c’est son premier aveu public sur ce sujet. Cette erreur est, d’après lui, liée à la « victoire rapide » des troupes américaines sur les soldats de Saddam Hussein, qui se sont rapidement cachés dans les villes et ont mis sur pied une rébellion plus vite que le président Bush et ses conseillers ne l’avaient prévu. George W. Bush, candidat à sa réélection le 2 novembre, se trouvait en campagne à Farmington, dans le Nouveau-Mexique, au moment de cet entretien, au cours duquel il a refusé de donner plus de détails sur son erreur d’appréciation. Il a ajouté que sa politique en Irak était « suffisamment souple » pour pouvoir contrer l’insurrection. « Nous sommes en train de nous ajuster aux conditions », a-t-il poursuivi, citant notamment la ville de Najaf, où les Américains et les forces irakiennes ont affronté pendant près de trois semaines les miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr. Par ailleurs, le président américain s’est montré plus enclin à poursuivre la voie diplomatique avec la Corée du Nord et l’Iran qu’il ne l’avait été avec l’Irak. Il a dit qu’il ne poserait pas d’ultimatum à ces pays pour qu’ils désarment. « Je ne donne pas de calendrier à des dictateurs », a-t-il déclaré au journal. En revanche, il s’est engagé à poursuivre les pressions diplomatiques sur la Corée du Nord, via la Chine, et sur l’Iran, via l’Europe. « Je suis certain que sur la durée, cela va fonctionner », a-t-il assuré. Cependant, il a refusé la comparaison entre ces deux pays et l’Irak, estimant que le régime de Saddam Hussein avait défié la communauté internationale pendant beaucoup plus de temps. Enfin, interrogé sur la polémique lancée par un spot publicitaire dénigrant le passé militaire de son rival démocrate John Kerry, le président Bush a répété que « Kerry pouvait être fier de son action ». Il a ajouté que le spot avait tort d’insinuer que l’ancien combattant du Vietnam avait menti sur ses faits de guerre. « Non, je ne crois pas qu’il ait menti », a dit M. Bush. Dans une autre interview accordée au journal populaire USA Today, M. Bush a déclaré avoir bon espoir d’être réélu le 2 novembre même si les Américains désapprouvent sa décision de lancer la guerre en Irak. « Ils m’ont vu prendre des décisions, ils m’ont vu traverser des épreuves, ils m’ont vu pleurer, ils m’ont vu rire, ils m’ont vu donner des accolades », dit-il. « Ils savent qui je suis et je pense qu’ils sont rassurés par le fait que je ne vais pas changer de principes et d’avis en fonction des sondages et des groupes de réflexion politique », a ajouté M. Bush. Alors que le quotidien lui souligne que son épouse Laura avait en juin, dans une interview, assuré que le couple présidentiel serait « OK » même s’il perdait l’élection, M. Bush a rétorqué : « Je n’ai jamais dit ça (...) parce que je ne vais pas arriver second. Nous allons gagner. »
Le président américain, George W. Bush, a admis avoir mal évalué les conditions de l’après-guerre en Irak, dans une interview publiée hier par le New York Times qui affirme que c’est son premier aveu public sur ce sujet. Cette erreur est, d’après lui, liée à la « victoire rapide » des troupes américaines sur les soldats de Saddam Hussein, qui se sont rapidement cachés dans les villes et ont mis sur pied une rébellion plus vite que le président Bush et ses conseillers ne l’avaient prévu. George W. Bush, candidat à sa réélection le 2 novembre, se trouvait en campagne à Farmington, dans le Nouveau-Mexique, au moment de cet entretien, au cours duquel il a refusé de donner plus de détails sur son erreur d’appréciation. Il a ajouté que sa politique en Irak était « suffisamment souple » pour pouvoir contrer...