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Actualités - Chronologie

DIPLOMATIE Amnistie de quatre militants anticastristes : La Havane rompt avec Panama

Le gouvernement cubain a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec Panama à la suite de l’amnistie accordée à quatre militants anticastristes qui avaient projeté d’assassiner le président Fidel Castro en novembre 2000. À moins d’une semaine de la fin de son mandat mardi prochain, la présidente du Panama, Mireya Moscoso, a pris mercredi soir en Conseil des ministres un décret amnistiant 175 prisonniers, parmi lesquels une vieille figure de l’anticastrisme, Luis Posada Carriles, 76 ans, et trois de ses complices, emprisonnés pour avoir tenté d’assassiner Fidel Castro lors du sommet ibéro-américain fin 2000 au Panama. Mme Moscoso a affirmé, lors d’une conférence de presse, avoir pris cette décision pour des « raisons humanitaires ». Les quatre hommes ont déjà quitté le Panama sur un vol privé vers les États-Unis. Cuba avait prévenu dimanche dernier qu’en cas de grâce des quatre militants anticastristes, la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays serait « automatique ». « C’est la pire espèce de terroristes internationaux », déclare un communiqué officiel cubain, selon lequel la décision « honteuse » de la présidente panaméenne, « complice et protectrice du terrorisme », a été prise « en collusion avec les États-Unis ». Toutefois, selon les observateurs à La Havane, la crise pourrait n’être que de courte durée : le 1er septembre, la présidente panaméenne passe la main à Martin Torrijos, social-démocrate et fils d’un grand ami de Fidel Castro, l’ancien général Ricardo Omar Torrijos, au pouvoir de 1968 à 1981. Son arrivée au pouvoir pourrait calmer le jeu entre les deux pays. Déjà, le futur ministre des Affaires étrangères Samuel Lewis avait indiqué mercredi que M. Torrijos veut maintenir des « relations harmonieuses » avec La Havane. Il s’agit de la troisième crise depuis le début de l’année entre Cuba et ses voisins d’Amérique latine.
Le gouvernement cubain a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec Panama à la suite de l’amnistie accordée à quatre militants anticastristes qui avaient projeté d’assassiner le président Fidel Castro en novembre 2000. À moins d’une semaine de la fin de son mandat mardi prochain, la présidente du Panama, Mireya Moscoso, a pris mercredi soir en Conseil des ministres un décret amnistiant 175 prisonniers, parmi lesquels une vieille figure de l’anticastrisme, Luis Posada Carriles, 76 ans, et trois de ses complices, emprisonnés pour avoir tenté d’assassiner Fidel Castro lors du sommet ibéro-américain fin 2000 au Panama. Mme Moscoso a affirmé, lors d’une conférence de presse, avoir pris cette décision pour des « raisons humanitaires ». Les quatre hommes ont déjà quitté le Panama sur un vol privé vers...