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CROISSANCE La consommation américaine donne des signes répétés de ralentissement

Les signes d’un ralentissement de la consommation se multiplient aux États-Unis, et cette évolution plutôt morose dans un contexte électoral risque, selon les analystes, de peser sur la croissance. « Nous sommes dans un processus de ralentissement des dépenses de consommation. Je ne pense pas que ce soit désastreux, mais le ralentissement est réel », assure Ethan Harris, chef économiste pour les États-Unis de Lehman Brothers. Lundi, le géant de la distribution Wal-Mart a révisé en baisse à 2 % maximum (contre 2 à 4 % auparavant) la hausse prévue de ses ventes en août, invoquant le contrecoup du cyclone Charley et des ventes d’articles de rentrée décevantes. Wal-Mart représente à peu près 10 % des ventes de détail aux États-Unis, et ses résultats donnent le ton à l’ensemble du secteur. Aussi dès hier, le Conseil international des centres commerciaux (ICSC) et la banque UBS Warburg ont-ils réduit à 2,5 % leur prévision de croissance des ventes des chaînes de magasins en août. Ces chiffres s’inscrivent dans une lignée décevante : en juin par exemple, les dépenses de consommation des ménages avaient accusé leur plus fort recul (-0,7%) depuis septembre 2001. Et une partie des analystes craint que de telles déceptions se répètent. « La norme pourrait devenir un niveau moins élevé de dépenses de consommation », avertit Scott Anderson, de la banque Wells Fargo. En effet, plusieurs facteurs pèsent sur les ménages. La flambée des prix du pétrole tout d’abord, dénoncée la semaine dernière par le secrétaire au Trésor John Snow comme l’équivalent d’un « impôt sur l’économie». Selon un sondage de l’ICSC, la hausse du prix de l’essence affecte les dépenses de 35% des ménages américains. De plus, la consommation a perdu ses béquilles. « Beaucoup de trucs ont stimulé la consommation ces deux dernières années : baisse d’impôts, baisse des taux d’emprunt, prêts à taux zéro pour les voitures et autres produits durables... Cela a donné une consommation solide, mais cela commence à s’effacer », souligne M. Harris. Et l’énorme déficit américain n’incite pas à réitérer avant longtemps les chèques de remise d’impôt. À cela s’ajoute un contexte financier de plus en plus serré pour de nombreux ménages, dans un contexte où les créations d’emplois restent faibles. L’endettement est à un niveau très élevé du fait de la chute des taux d’intérêt qui pousse à emprunter, et la croissance des revenus réels après impôts se détériore, souligne M. Anderson.
Les signes d’un ralentissement de la consommation se multiplient aux États-Unis, et cette évolution plutôt morose dans un contexte électoral risque, selon les analystes, de peser sur la croissance.
« Nous sommes dans un processus de ralentissement des dépenses de consommation. Je ne pense pas que ce soit désastreux, mais le ralentissement est réel », assure Ethan Harris, chef économiste pour les États-Unis de Lehman Brothers.
Lundi, le géant de la distribution Wal-Mart a révisé en baisse à 2 % maximum (contre 2 à 4 % auparavant) la hausse prévue de ses ventes en août, invoquant le contrecoup du cyclone Charley et des ventes d’articles de rentrée décevantes. Wal-Mart représente à peu près 10 % des ventes de détail aux États-Unis, et ses résultats donnent le ton à l’ensemble du secteur. Aussi dès hier,...