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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar poursuit son embellie face à l’euro

Le dollar a poursuivi son embellie de la veille face à l’euro sur les marchés de changes internationaux, profitant de la nouvelle baisse des prix du brut et des commentaires toujours optimistes de responsables monétaires US. La reprise des livraisons irakiennes, qui a largement contribué à la détente du marché pétrolier (voir par ailleurs), a redonné de l’actualité aux placements en actifs US, alors que les messages des responsables de la Fed ont été interprétés comme allant dans le sens d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par les propos attribués à l’un des gouverneurs de la Fed, Ben Bernanke, estimant que les prix actuels du pétrole n’auront pas d’impact négatif sur l’économie US dont l’expansion continue à se régénérer. Cela d’autant qu’il a défendu le rythme « mesuré » des récents relèvements des taux directeurs de la Fed, jugeant que ce resserrement de la politique du crédit est « approprié ». Cette déclaration, succédant à une autre faite tard la veille par le président de la banque de Réserve de Dallas, Robert McTeer, qui avait fait entendre que la Fed continuerait à relever ses taux d’intérêt, a été d’un grand soutien au dollar hier, reléguant au second plan la baisse de 2,9 % des reventes de logements aux États-Unis en juillet par rapport à juin. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait souffert de l’annonce par Eurostat d’une baisse de 6,5 % des commandes à l’industrie dans sa région. Il en est de même de l’annonce que l’Allemagne a enregistré au 1er semestre 2004 un déficit public total de 4 % de son PIB, soit nettement plus que la limite annuelle de 3 % fixée par le Pacte de stabilité européen et que la demande intérieure dans ce pays est restée déprimée au 2e trimestre avec une baisse de 0,1 % après -0,8 % au 1er trimestre. Eu égard à toutes ces considérations, les opérateurs, qui étaient à découvert de dollars, ont estimé devoir se débarrasser de l’euro qui s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,2080 $ contre 1,2140 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,49 %. Irrégularité des Bourses La Bourse US était mitigée encore hier, les investisseurs faisant une pause après les gains récents de la cote. À cela auraient contribué les craintes de hausse des taux d’intérêt par la Fed, neutralisant l’impact positif de la baisse des prix pétroliers. Il en est de même de la statistique négative dans l’immobilier, qui a éclipsé la hausse de 0,1 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. La tendance était également partagée aux Bourses européennes, la baisse du pétrole ayant pesé d’un côté sur les sociétés productrices tout en profitant d’un autre côté aux valeurs de l’automobile et celles liées au tourisme. Les nouvelles faisant état que la banque HBOS serait plus engagée qu’on ne le pensait sur la voie d’une offre de reprise de sa consœur Abbey National ont relancé quelques spéculations sur d’autres valeurs bancaires. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée baissière avec le nouveau repli des actions A et B de Solidere de 7,50 $ à 7,49 $ et de 7,54 $ à 7,50 $ respectivement. Élie KAHWAGI

Le dollar a poursuivi son embellie de la veille face à l’euro sur les marchés de changes internationaux, profitant de la nouvelle baisse des prix du brut et des commentaires toujours optimistes de responsables monétaires US. La reprise des livraisons irakiennes, qui a largement contribué à la détente du marché pétrolier (voir par ailleurs), a redonné de l’actualité aux placements en actifs US, alors que les messages des responsables de la Fed ont été interprétés comme allant dans le sens d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par les propos attribués à l’un des gouverneurs de la Fed, Ben Bernanke, estimant que les prix actuels du pétrole n’auront pas d’impact négatif sur l’économie US dont l’expansion continue à se...