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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La détente du pétrole redonne des couleurs au dollar

L’euro a évolué à son plus bas niveau depuis deux semaines face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que le billet vert retrouvait davantage des couleurs. À cela aurait contribué, en l’absence d’indicateurs US, le recul des prix du brut qui se sont éloignés de leurs niveaux record de la semaine dernière malgré la persistance des tensions à Najaf. Cette situation, qui n’a pas empêché le retour à la normale des exportations pétrolières dans le sud de l’Irak, a rassuré les marchés et incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur les autres grandes monnaies au profit du dollar. En outre, les propos attribués hier au président de la banque de Réserve de Dallas, Robert McTeer, laissant entendre que la Fed continuerait à relever son principal taux directeur à plus de 1,50 % pour faire face aux pressions inflationnistes exercées par la hausse des prix pétroliers sur l’économie US, ont également agi en faveur du dollar. « Le taux directeur de la Fed reste extrêmement bas au regard de l’inflation entraînée par la hausse des prix pétroliers », a-t-il déclaré, ajoutant que « la Fed n’a pas vraiment resserré sa politique monétaire, mais l’a seulement rendue moins accommodante ». Plus tôt dans la matinée, l’euro avait souffert de l’annonce par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que la hausse des prix à l’importation est restée à un niveau élevé dans ce pays en juillet, en progressant de 0,3 % sur juin et de 2,2 % en rythme annuel en raison de la flambée du pétrole, alors que la BCE est dans l’impossibilité de resserrer sa politique monétaire. Pourtant, les investisseurs n’ont pas osé prendre des positions agressives en faveur du dollar, dans l’attente de la publication demain des commandes de biens durables aux États-Unis en juillet et surtout vendredi de la 2e estimation du PIB américain pour le second trimestre. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sur un ton faible à 1,2140 $ contre 1,2310 $ vendredi dernier, en baisse de 1,38 %. Évolution mitigée des Bourses La Bourse US est repassée dans le rouge après une ouverture mitigée, dans un marché suivant de près l’évolution des prix du pétrole et des taux d’intérêt. La tendance fondamentale est restée donc très volatile en raison d’un faible volume des transactions, d’autant que la semaine dernière la cote avait enregistré de belles performances incitant certains investisseurs à enlever des capitaux du marché. Les opérateurs ont fait état aussi des propos de McTeer sur le renchérissement du crédit aux États-Unis et de la révision en baisse par Wal-Mart de la croissance prévue de ses ventes en août pour prendre leurs gains sur plusieurs sociétés. Les Bourses européennes ont, de leur côté, continué à regagner du terrain, dopées par la pause des prix pétroliers. Ce développement a profité surtout aux valeurs automobiles, du transport et du voyage, pendant que les télécoms profitaient de l’annonce par Siemens qu’il a décroché un contrat auprès de National Express. À la Bourse de Beyrouth, Solidere est restée sous de fortes pressions, faisant retomber les actions A et B de 7,63 $ à 7,50 $ et à 7,54 $ respectivement. Élie KAHWAGI



L’euro a évolué à son plus bas niveau depuis deux semaines face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que le billet vert retrouvait davantage des couleurs. À cela aurait contribué, en l’absence d’indicateurs US, le recul des prix du brut qui se sont éloignés de leurs niveaux record de la semaine dernière malgré la persistance des tensions à Najaf. Cette situation, qui n’a pas empêché le retour à la normale des exportations pétrolières dans le sud de l’Irak, a rassuré les marchés et incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur les autres grandes monnaies au profit du dollar. En outre, les propos attribués hier au président de la banque de Réserve de Dallas, Robert McTeer, laissant entendre que la Fed continuerait à relever son principal taux directeur à plus...