Quand la députée Nayla Moawad a annoncé sa candidature à la présidence de la République, personne n’avait cru qu’une femme pouvait prendre une telle initiative et pointer du doigt la triste condition de la Libanaise, condamnée à n’accéder qu’à des postes mineurs dans la Fonction publique.
Longtemps, la femme orientale a dû vivre en état d’esclavage, dans l’ombre du mari ou sous le joug de l’autorité patriarcale, ce qui limitait son potentiel et ses activités aux besoins de la famille. Alors qu’en Occident, la condition de ses consœurs connaissait une nette amélioration et les voyait se frayer un chemin, dans le monde jusque-là exclusivement masculin, des affaires, de la politique, etc. On voyait alors l’Occidentale défendre sa cause, ses droits, clamant haut et fort l’impossibilité de la réduire à l’image d’une femme au foyer ou d’une femme-objet. Il devenait ainsi impossible d’initier quelque activité que ce soit sans contribution féminine, étant donné la complexité de la vie qui implique une entraide entre les deux sexes.
Au Liban, si la femme a pu obtenir quelques droits, ils demeurent de faible importance. Nayla Moawad nous invite à une nouvelle lecture de la position de la femme au sein de la société, elle qui est éduquée, mère de famille et chef politique, qui a su s’acquitter parfaitement les diverses fonctions que lui imposait l’existence – si dure qu’elle puisse être et elle l’est pour elle, du fait notamment de son veuvage – sans rien céder de sa franchise et de son courage.
Il fut un temps où des Zénobie, des Cléopâtre, des Sitt Nassab assumaient un rôle politique certain. De nos jours, l’Occident nous dépasse, avec ses Margaret Thatcher, ses Madeleine Albright, ses Condoleezza Rice et nous en passons. N’avons-nous pas besoin d’une « dame de fer » qui nous aiderait à surmonter la crise actuelle et nous permettrait de retrouver la prospérité d’antan ?
Aujourd’hui comme hier et comme demain, la femme demeure présente. Longtemps, elle inspira la beauté, les arts, l’amour. Elle devrait aujourd’hui inspirer les solutions politiques adéquates, étant donné ses capacités intellectuelles. Au Liban, comme partout ailleurs.
Pascale ASMAR
Quand la députée Nayla Moawad a annoncé sa candidature à la présidence de la République, personne n’avait cru qu’une femme pouvait prendre une telle initiative et pointer du doigt la triste condition de la Libanaise, condamnée à n’accéder qu’à des postes mineurs dans la Fonction publique.
Longtemps, la femme orientale a dû vivre en état d’esclavage, dans l’ombre du mari ou sous le joug de l’autorité patriarcale, ce qui limitait son potentiel et ses activités aux besoins de la famille. Alors qu’en Occident, la condition de ses consœurs connaissait une nette amélioration et les voyait se frayer un chemin, dans le monde jusque-là exclusivement masculin, des affaires, de la politique, etc. On voyait alors l’Occidentale défendre sa cause, ses droits, clamant haut et fort l’impossibilité de la réduire...
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