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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro grapille du terrain après le déficit commercial US

L’euro s’est redressé face au dollar hier sur les marchés des changes après le creusement du déficit de la balance commerciale US qui a atteint un nouveau record en mars (voir par ailleurs). L’accroissement de ce déficit a donc porté un coup dur au billet vert dans la mesure où ce développement augmentait les inquiétudes des investisseurs à propos de la balance des comptes courants des États-Unis. L’attention des opérateurs s’est concentrée également sur la flambée des prix du pétrole et son impact négatif sur Wall Street, la hausse des cours devant entraîner une grande désaffection pour les placements en actifs US. En outre, certains analystes ont invoqué les propos tenus hier par le président de la banque de Réserve de Chicago, Michael Moskow, qui a jugé « transitoires » les pressions inflationnistes observées cette année aux États-Unis pour expliquer l’accès de faiblesse du dollar. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du président de la banque de Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, que toute hausse des taux d’intérêt aux États-Unis se fera « à un rythme mesuré », quand la Fed jugera que sa politique devient trop accommodante. Ces déclarations, laissant croire que la Fed prendra ses distances face au scénario d’un relèvement imminent de ses taux d’intérêt, conjuguées aux mauvais chiffres de la balance commerciale US, ont donc chahuté le dollar. En revanche, le rejet par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et le chef économiste de cet organisme, Otmar Issing, des appels lancés la veille par l’OCDE à la baisse des taux d’intérêt en zone euro pour consolider la reprise encore hésitante dans cette région, a privilégié la monnaie unique par rapport au dollar sous le rapport de la rentabilité. L’accélération de l’inflation en Allemagne le mois dernier à 1,6 % sur un an contre 1,1 % en mars, soit son plus haut niveau depuis plus de deux ans, excluant tout assouplissement de la politique monétaire de la BCE, a également soutenu l’euro, qui s’est finalement négocié à New York à 1,19 $ contre 1,1865 $ la veille, en hausse de 0,29 %. Les Bourses européennes plombées par l’envolée du pétrole La Bourse US est parvenue à se soustraire en clôture aux influences baissières motivées par la flambée des prix pétroliers et l’aggravation du déficit commercial des États-Unis. Une chasse aux bonnes affaires et des rachats du découvert ont contribué à ce changement de la tendance en fin de journée, fait-on savoir dans les salles de marché. Sur les Bourses européennes, victimes du rebond des cours du pétrole, la tendance s’est retrouvée à la baisse, sous la conduite des secteurs de l’aviation, de l’automobile et de la chimie. Les télécoms et les technologiques étaient également en berne après que le Financial Times eut évoqué une éventuelle procédure de la Commission européenne contre France Télécom pour aides étatiques illégales accordées au groupe. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont repris quelques couleurs, progressant chacune d’elles de 6,79 à 6,82 $. Élie KAHWAGI

L’euro s’est redressé face au dollar hier sur les marchés des changes après le creusement du déficit de la balance commerciale US qui a atteint un nouveau record en mars (voir par ailleurs). L’accroissement de ce déficit a donc porté un coup dur au billet vert dans la mesure où ce développement augmentait les inquiétudes des investisseurs à propos de la balance des comptes courants des États-Unis. L’attention des opérateurs s’est concentrée également sur la flambée des prix du pétrole et son impact négatif sur Wall Street, la hausse des cours devant entraîner une grande désaffection pour les placements en actifs US. En outre, certains analystes ont invoqué les propos tenus hier par le président de la banque de Réserve de Chicago, Michael Moskow, qui a jugé « transitoires » les pressions...