Le billet vert a éprouvé le besoin de souffler un peu face à l’euro et aux autres grandes monnaies hier en fin de journée après avoir atteint de nouveaux plus hauts dans la matinée à 1,1790 $ pour un euro, 1,7550 $ pour un sterling et 114,15 yens. Les craintes d’un relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, qui étaient à l’origine du mouvement ascensionnel du dollar, semblaient en perte de vitesse ainsi que celles liées à la flambée des prix du pétrole, fait-on remarquer dans les milieux cambistes pour expliquer ce changement de tendance. Cela d’autant que la récente envolée du dollar ne cesse d’inquiéter les investisseurs, car les spéculations sur un prochain durcissement de la politique monétaire de la Fed se sont traduites hier par un certain échec de Wall Street à préserver ses gains d’ouverture jusqu’à la clôture après plusieurs séances de baisse. En outre, l’annonce par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que l’excédent commercial dans ce pays est ressorti à 16,5 mds EUR en mars contre 12,1 mds en février suite à l’augmentation de 16,6 % des exportations, davantage que les importations (+5,3 %), a redonné de l’actualité aux placements en euro, ainsi que la hausse de 0,1 % de la production industrielle française en mars. Il en est de même de la remontée de l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon à 80 points et de l’amélioration des dépenses de consommation des ménages japonais de 4,4 % en mars, 0,2 % pour le yen. C’est pourquoi que le dollar n’a pas pu bien résister aux prises de bénéfices, alors que les intervenants semblaient attendre la publication de la balance commerciale US aujourd’hui, des ventes de détail et des prix à la production aux États-Unis demain ainsi que les prix à la consommation vendredi. S’il devait y avoir un net accroissement du déficit commercial US ou une faible hausse des prix aux États-Unis, cela pourrait avoir un impact négatif sur le dollar, indique-t-on dans les salles de marché. En effet, l’euro est parvenu à recouvrer en clôture tout le terrain qu’il avait abandonné à l’ouverture, se négociant à New York à 1,1865 $ contre 1,1855 $ la veille.
Wall Street hésitante à la hausse
En Bourse, Wall Street, contrairement au Nasdaq, n’a pas pu préserver tous ses gains d’ouverture en fin de journée, après être retombée lundi à ses plus bas niveaux depuis la fin 2003. La situation survendue du marché ne lui a pas permis de poursuivre son mouvement haussier car les opérateurs sont toujours méfiants à la veille de la publication d’une importante batterie d’indicateurs économiques US.
En revanche, les Bourses européennes ont clôturé en nette hausse, se redressant après leur plongeon de la veille, grâce à une chasse aux bonnes affaires et à la reprise de Wall Street à son ouverture. Les résultats encourageants publiés par certaines sociétés et les commentaires rassurants sur d’autres ont également soutenu la cote.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions B de Solidere de 6,61 $ à 6,79 $ qui se sont alignées sur les actions A, lesquelles se sont maintenues à 6,79 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le billet vert a éprouvé le besoin de souffler un peu face à l’euro et aux autres grandes monnaies hier en fin de journée après avoir atteint de nouveaux plus hauts dans la matinée à 1,1790 $ pour un euro, 1,7550 $ pour un sterling et 114,15 yens. Les craintes d’un relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, qui étaient à l’origine du mouvement ascensionnel du dollar, semblaient en perte de vitesse ainsi que celles liées à la flambée des prix du pétrole, fait-on remarquer dans les milieux cambistes pour expliquer ce changement de tendance. Cela d’autant que la récente envolée du dollar ne cesse d’inquiéter les investisseurs, car les spéculations sur un prochain durcissement de la politique monétaire de la Fed se sont traduites hier par un certain échec de Wall Street à préserver ses gains...