Sur les écrans de cinéma pour la première fois, bientôt en jeux vidéo et publié chaque jour par plus de 2 500 journaux dans le monde: rien n’arrête Garfield, le chat « le plus feignant » de la bande dessinée.
Le félin orange, gras, cynique et égoïste ne rêve que d’une chose : manger des lasagnes et faire la sieste. « Il y a peut-être mieux dans la vie, mais je ne le crois pas », assure-t-il dans l’une de ses maximes.
Ce précepte n’est pas respecté par son créateur, l’Américain Jim Davis, que « Garfield occupe à plein temps ». Mais « je suis le plus heureux des hommes car je fais ce que j’aime », a récemment avoué cet homme enjoué de 58 ans devant le Club de la presse de Washington.
Apres avoir fêté ses 25 ans l’an dernier, Garfield prend des risques cette année en montrant ses griffes sur le grand écran avec la sortie, prévue le 11 juin aux États-Unis, de Garfield, le film, avec la voix de l’acteur Bill Murray, le héros du récent Lost in Translation.
L’histoire débute calmement : « le chat le plus paresseux de la terre » vit confortablement auprès de son maître Jon, gentil et neurasthénique. Cette belle harmonie est rompue par l’arrivée impromptue d’Odie, chien stupide et remuant, que Garfield entend faire fuir en lui rendant la vie impossible...
Écrit par deux des créateurs de Toy Story, Alec Sokolow et Joel Cohen, le film, qui sortira en Europe durant l’été, est la dernière tentative en date d’une adaptation d’un succès de la bande dessinée. Nombre d’entre elles ont jusqu’à présent tourné court.
Réussite ou non, Garfield tentera ensuite, à l’automne, de conquérir les ordinateurs et les consoles de jeux grâce à un accord récemment signé entre l’éditeur Hip Games et Paws, la société qui gère les activités lucratives de Garfield. Cette percée dans les jeux vidéo, qui seront « fidèles » à l’esprit de la BD, est attendue « avec enthousiasme » par Jim Davis.
En attendant, ce dernier se concentre sur son « strip » quotidien, ces trois cases dessinées que publient 2 570 journaux à travers le monde, un record officialisé par le Guinness Book.
« Chaque jour, Garfield est lu par quelque 263 millions de personnes, selon les estimations », dit Jim Davis, qui a dessiné plus de 9 100 cartoons depuis le premier d’entre eux, le 19 juin 1978.
Garfield est devenu une affaire qui marche avec, de la brosse à dents à l’écuelle pour chat, quelque 550 produits dérivés vendus dans 111 pays.
Jim Davis explique ce succès, qui transcende les générations, par la facilité avec laquelle tout humain peut s’identifier au chat orange : « Nous serions tous aussi cossards et égoïstes que lui si nous le pouvions. »
L’auteur, originaire de l’Indiana où il habite toujours, avoue qu’il n’a d’autre ambition que « de faire rire les gens ». C’est pour cela qu’il exclut toute allusion à la politique, qu’il suit peu, dans ses dessins. « De toute façon, explique-t-il, j’ai longtemps cru que l’Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole) était une pâte adhésive dentaire. »
En revanche, Jim Davis accorde une grande importance à l’éducation depuis « que des parents m’ont dit que Garfield aidait leurs enfants à lire ». Il met donc la popularité du chat au service du réseau des bibliothèques américaines, à l’enseignement de l’anglais en Chine ou, comme ce printemps, à un site Internet destiné à aider les élèves à s’orienter.
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Le félin orange, gras, cynique et égoïste ne rêve que d’une chose : manger des lasagnes et faire la sieste. « Il y a peut-être mieux dans la vie, mais je ne le crois pas », assure-t-il dans l’une de ses maximes.
Ce précepte n’est pas respecté par son créateur, l’Américain Jim Davis, que « Garfield occupe à plein temps ». Mais « je suis le plus heureux des hommes car je fais ce que j’aime », a récemment avoué cet homme enjoué de 58 ans devant le Club de la presse de Washington.
Apres avoir fêté ses 25 ans l’an dernier, Garfield prend des risques cette année en montrant ses griffes sur...