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Actualités - Chronologie

La soldate England, visage américain du scandale des prisonniers (Photo)

Son visage parfois hilare, penché sur des prisonniers irakiens nus, a fait le tour du monde : Lynndie England, jeune et menue soldate de 21 ans, personnifie désormais le scandale de la prison d’Abou Gharib, au désespoir de ses proches aux États-Unis. La photo a fait la une jeudi du Washington Post : dans un couloir en désordre de la prison, Lynndie England tient en laisse un détenu irakien dénudé qui semble se tordre sur le sol. Elle le regarde, sans expression. Ce cliché s’ajoute à ceux, publiés la semaine dernière, montrant la jeune femme, tout sourire face à l’objectif, devant une pyramide de corps nus ou désignant les organes sexuels de prisonniers anonymes. Sur toutes ces photos, le PFC (Private First Class, soldat de première classe) England est le plus visible des soldats américains. Elle est, de ce fait, au centre de l’attention des médias américains qui, cherchant à comprendre, interrogent ses parents, ses amis et détaillent son parcours, d’une famille pauvre de Virginie occidentale à la prison irakienne. La jeune femme reste silencieuse, mais ses parents la défendent. « C’est juste parce qu’elle était là quand ils ont pris ces photos », justifie sa mère, Terrie England. « Tout ce qu’elle a fait, c’est parce que quelqu’un de plus haut placé lui a demandé de le faire », ajoute-t-elle, interrogée par le New York Times. En charge de tâches administratives à la prison, Lynndie England se rendait fréquemment dans les couloirs, parce qu’elle était amoureuse d’un autre soldat, Charles Graner, également mis en cause dans l’affaire des sévices. Elle est d’ailleurs rentrée aux États-Unis parce qu’elle était tombée enceinte, selon l’armée. Désormais en poste dans une base de Caroline du Nord, la soldate a été interrogée par des enquêteurs militaires, mais sans faire, jusqu’à présent, l’objet de poursuites. La semaine dernière, surprise par l’ampleur du scandale, elle a expliqué à sa mère, au téléphone : « Mam, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment », selon le Washington Post. Ses proches décrivent Lynndie England comme une jeune femme « déterminée » et « téméraire ». Fille d’un cheminot, elle a travaillé dur à l’école avant de décider de s’enrôler pour payer ses études et élargir son horizon. Elle était enthousiaste à l’idée de partir en Irak au sein de la 372e compagnie de police militaire mais a progressivement perdu ses illusions, selon ses parents. Son père, Kenneth England, craint maintenant que sa fille ne devienne le symbole négatif de l’invasion de l’Irak. Il compare son cas à celui de Jessica Lynch, une jeune soldate de 20 ans devenue l’héroïne médiatisée de la guerre après avoir été libérée par des Marines le 1er avril 2003. « Comme pour elle, l’affaire prend des proportions démesurées, mais avec une dimension négative plutôt que positive », a-t-il déclaré au quotidien Baltimore Sun.
Son visage parfois hilare, penché sur des prisonniers irakiens nus, a fait le tour du monde : Lynndie England, jeune et menue soldate de 21 ans, personnifie désormais le scandale de la prison d’Abou Gharib, au désespoir de ses proches aux États-Unis.
La photo a fait la une jeudi du Washington Post : dans un couloir en désordre de la prison, Lynndie England tient en laisse un détenu irakien dénudé qui semble se tordre sur le sol. Elle le regarde, sans expression.
Ce cliché s’ajoute à ceux, publiés la semaine dernière, montrant la jeune femme, tout sourire face à l’objectif, devant une pyramide de corps nus ou désignant les organes sexuels de prisonniers anonymes.
Sur toutes ces photos, le PFC (Private First Class, soldat de première classe) England est le plus visible des soldats américains.
Elle est, de ce fait,...