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Arabie saoudite Ryad accuse trois réformateurs d’avoir appelé à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle

Le tribunal de première instance de Ryad a accusé trois réformateurs d’avoir appelé à l’instauration d’une « monarchie constitutionnelle » en Arabie saoudite et d’avoir mis en doute l’indépendance du système judiciaire du royaume, à l’ouverture de leur procès hier. Ali al-Demaini, Matrouk al-Faleh et Abdallah al-Hamad ont « publié des communiqués et obtenu autant de signatures que possible sur des pétitions », appelant à des changements dans le royaume, selon la déclaration du parquet. Les trois hommes ont également été accusés d’avoir « utilisé des termes occidentaux » pour demander des réformes politiques. Les accusés ont demandé un délai de deux semaines pour étudier les accusations portées contre eux pour qu’ils puissent y répondre. M. Faleh, un professeur à l’Université du Roi Fahd, a indiqué que lui et ses deux codétenus n’avaient été informés que dimanche du fait que leur procès commencerait le lendemain et qu’ils ne savaient pas que l’audience serait publique. Il a également affirmé qu’avant que le procès ne s’ouvre, ils n’avaient pas été mis au courant des accusations portées contre eux et qu’ils n’avaient pas pu s’entretenir avec leurs avocats depuis un mois et demi. Il a cependant ajouté qu’ils avaient été « bien » traités en détention. La procédure du scrutin municipal reste floue sur la participation des femmes L’Arabie saoudite a annoncé hier la procédure réglementant ses premières élections municipales prévues à partir de novembre, sans préciser si les femmes seront autorisées à participer au scrutin. Cette procédure, publiée par le ministère des Affaires municipales, indique que tous les citoyens âgés de moins de 21 ans et le personnel militaire ne seront pas autorisés à voter lors de ces municipales. Un expert en droit constitutionnel a souligné que la rédaction du règlement laissait effectivement ouverte la possibilité d’une participation des femmes aux élections. « La loi saoudienne utilise la forme masculine lorsqu’elle fait référence aux citoyens en général », a déclaré Abdel Aziz al-Owaichek.
Le tribunal de première instance de Ryad a accusé trois réformateurs d’avoir appelé à l’instauration d’une « monarchie constitutionnelle » en Arabie saoudite et d’avoir mis en doute l’indépendance du système judiciaire du royaume, à l’ouverture de leur procès hier. Ali al-Demaini, Matrouk al-Faleh et Abdallah al-Hamad ont « publié des communiqués et obtenu autant de signatures que possible sur des pétitions », appelant à des changements dans le royaume, selon la déclaration du parquet. Les trois hommes ont également été accusés d’avoir « utilisé des termes occidentaux » pour demander des réformes politiques. Les accusés ont demandé un délai de deux semaines pour étudier les accusations portées contre eux pour qu’ils puissent y répondre. M. Faleh, un professeur à l’Université du Roi...