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MÉDICAMENTS - Les résultats de l’offre seront publiés jeudi Sanofi-Synthélabo prend le contrôle d’Aventis

Le laboratoire français Sanofi-Synthélabo a réussi hier son offre d’achat de son concurrent, le franco-allemand Aventis, avec lequel il va pouvoir fusionner et donner naissance à Sanofi-Aventis, géant pharmaceutique derrière l’américain Pfizer et le britannique GlaxoSmithKline. « Sur une base totalement diluée, Sanofi-Synthélabo est en mesure de détenir 89,84 % du capital et 89,88 % des droits de vote de la société Aventis », selon des résultats provisoires publiés hier par l’autorité des marchés financiers (AMF). Le résultat définitif de l’offre sera communiqué jeudi, « à l’issue des ultimes travaux de vérifications », a précisé l’AMF dans un communiqué. Pour réussir son offre, Sanofi-Synthélabo devait obtenir au moins les deux tiers (66,6 %) du capital d’Aventis, faute de quoi il aurait été contraint de lancer ultérieurement une nouvelle offre publique pour espérer dépasser ce seuil. Sanofi-Synthélabo prévoit que le règlement-livraison des offres interviendra le 20 août, a-t-il indiqué hier dans un communiqué. Jeudi, à l’issue de la publication définitive du résultat, l’offre sera rouverte pendant au moins dix jours, selon un calendrier défini par l’AMF, dans l’espoir d’atteindre le seuil de 95 % du capital à partir duquel Sanofi-Synthélabo serait en droit d’absorber complètement le laboratoire franco-allemand en forçant le retrait du marché des actions qui ne seraient pas encore en son pouvoir. Lancée le 26 janvier, l’offre avait été rejetée dans un premier temps par Aventis, qui la jugeait insuffisante. Après des semaines de farouche opposition, le président du directoire d’Aventis, Igor Landau, avait finalement consenti au mariage sous la pression du gouvernement français. De son côté, le PDG de Sanofi-Synthélabo, Jean-François Dehecq, avait accepté fin avril de revaloriser de 7 milliards d’euros le montant de 48 milliards initialement proposé. Sanofi-Synthélabo propose cinq de ses actions et 115,08 euros en numéraire pour six actions Aventis, ou 1,16 action Sanofi pour une action Aventis, ou encore 68,11 euros pour une action Aventis. Pour avaler son concurrent, deux fois plus gros que lui en termes de chiffre d’affaires (ce qui constitue une première dans le monde de la pharmacie), Sanofi devra s’endetter à hauteur de 16 milliards d’euros auprès des banques. Avec un budget scientifique de 4,2 milliards d’euros, le nouveau groupe sera présidé par Jean-François Dehecq, tandis que le conseil d’administration sera composé au total de 17 membres dont huit choisis par Aventis. M. Landau ne fera pas partie de l’équipe dirigeante mais sera membre du conseil d’administration. Hier matin, le titre de Sanofi-Synthélabo montait, les investisseurs accueillant favorablement les résultats préliminaires de l’offre publique sur son concurrent Aventis. Le succès de l’offre est une bonne nouvelle, même si « il n’y avait pas vraiment de doute sur sa réussite », estimait un courtier parisien.

Le laboratoire français Sanofi-Synthélabo a réussi hier son offre d’achat de son concurrent, le franco-allemand Aventis, avec lequel il va pouvoir fusionner et donner naissance à Sanofi-Aventis, géant pharmaceutique derrière l’américain Pfizer et le britannique GlaxoSmithKline.
« Sur une base totalement diluée, Sanofi-Synthélabo est en mesure de détenir 89,84 % du capital et 89,88 % des droits de vote de la société Aventis », selon des résultats provisoires publiés hier par l’autorité des marchés financiers (AMF).
Le résultat définitif de l’offre sera communiqué jeudi, « à l’issue des ultimes travaux de vérifications », a précisé l’AMF dans un communiqué.
Pour réussir son offre, Sanofi-Synthélabo devait obtenir au moins les deux tiers (66,6 %) du capital d’Aventis, faute de quoi il aurait...