Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

EXPOSITION «Tout sur l’art», de Roy Lichtenstein dans la nouvelle aile du Reina Sofia (photo0

«All About art » (Tout sur l’art), une rétrospective du génial artiste pop américain Roy Lichtenstein, occupe, jusqu’au 27 septembre, la nouvelle aile Jean Nouvel du musée Reina Sofia de Madrid, dont une partie vient d’être ouverte au public. «J’étais en train de peindre une bande dessinée de Donald Duck de manière abstraite et soudain, il m’est venu l’idée de la dessiner sans le côté artistique. Ma carrière a alors changé radicalement», se souvient Roy Lichtenstein dans The Drawing of Roy Lichtenstein (1987), un des deux documentaires sur le peintre projeté lors de l’exposition, montée par le musée danois Louisiana d’art moderne de Humlebaek. L’exposition présente nombre de ses œuvres inspirées de la bande dessinée, aux couleurs vives. Depuis Popeye (1961), aux traits grossiers, jusqu’à ses tableaux composés de petits points comme Whaam (1963), représentant un duel aérien, en passant par Ohhh... Alright (1964), qui met en scène une femme au téléphone. On ne peut s’empêcher de sourire devant les natures mortes de produits de grande consommation peints comme Radio (1961), Golf Ball (1961, balle de golfe) ou Desk Calendar (1962, agenda). La série «Brushstroke», des années 1965, qui suit sa période pop, est une autre illustration de l’ironie de son art. L’artiste s’est amusé à peindre des coups de pinceaux... Tout en conservant son style, Lichtenstein se lance à partir de la fin des années 1960 jusqu’à dans les années 1980 dans des genres établis de la peinture, souvent avec humour: nouvelles natures mortes, portraits et autoportraits, ainsi que paysages mêlant des figures cubistes, surréalistes et figuratives. On retrouve dans ses tableaux des hommages à Monet (Cathédrale de Rouen, 1969), Picasso, Miro (Cosmology, 1978) ou Matisse. «Je n’ai pas de programme défini pour recycler les choses en art. Simplement, je change les choses selon mon style, et à l’arrivée, mon travail paraît ironique. Cela peut sembler de la vulgarisation, mais j’aime bien que ce soit considéré comme de l’art», explique Lichtenstein. L’exposition exhibe également les sources d’inspiration de l’artiste, les journaux avec les publicités ou les bandes dessinés qu’il a copiées. «En général, ce que je peins, je l’ai vu dans les journaux. Mon monde est toujours bidimensionnel.» Seule exception à la règle, la sculpture d’une dizaine de mètres de haut de Lichtenstein «Brushstroke.» L’œuvre en trois dimensions a été prêtée au musée Reina Sofia pour les deux prochaines années pour fêter l’exposition de Lichtenstein et l’inauguration de la nouvelle aile du musée qui porte le nom de son concepteur, l’architecte français Jean Nouvel. Ce nouvel espace, qui comportera trois nouveaux bâtiments placés sous «un toit unique et percé», n’est pas entièrement terminé, deux édifices n’étant pas achevés. À la conclusion des travaux, l’aire Nouvel, 27000 mètres carrés, portera la superficie totale du Reina Sofia, un ancien hôpital construit en 1788, à 49000 mètres carrés. L’exposition Lichtenstein déménagera au musée d’art moderne de San Francisco le 23 octobre et y restera jusqu’au 22 février 2005.

«All About art » (Tout sur l’art), une rétrospective du génial artiste pop américain Roy Lichtenstein, occupe, jusqu’au 27 septembre, la nouvelle aile Jean Nouvel du musée Reina Sofia de Madrid, dont une partie vient d’être ouverte au public.
«J’étais en train de peindre une bande dessinée de Donald Duck de manière abstraite et soudain, il m’est venu l’idée de la dessiner sans le côté artistique. Ma carrière a alors changé radicalement», se souvient Roy Lichtenstein dans The Drawing of Roy Lichtenstein (1987), un des deux documentaires sur le peintre projeté lors de l’exposition, montée par le musée danois Louisiana d’art moderne de Humlebaek.
L’exposition présente nombre de ses œuvres inspirées de la bande dessinée, aux couleurs vives. Depuis Popeye (1961), aux traits grossiers, jusqu’à...