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Actualités - Chronologie

Évacuation d’Occidentaux après l’attaque meurtrière de Yanbu en Arabie saoudite

Le groupe helvético-suédois ABB s’apprêtait hier à évacuer son personnel expatrié à Yanbu, en Arabie saoudite, après l’attentat de samedi qui a fait dix morts dont cinq Occidentaux, le premier à avoir visé un site économique crucial dans le royaume. « Nous nous préparons à partir », déclarait ainsi hier matin un ressortissant américain, l’un des employés d’ABB rassemblés depuis la matinée dans un grand hôtel de la ville industrielle, sur la mer Rouge. Des employés qui ne cachaient pas leur nervosité, deux jours après l’attaque qui a coûté la vie à cinq de leurs collègues ingénieurs : deux Américains, deux Britanniques et un Australien. À la question de savoir s’il avait toujours peur, l’Américain, qui a requis l’anonymat, a répondu : « Oui, certainement. » Il s’est ensuite retiré pour rejoindre d’autres expatriés, engagés dans d’interminables consultations. La décision de leur évacuation a été annoncée la veille par Bjoern Eglund, le porte-parole d’ABB au siège du groupe à Zurich. M. Eglund a précisé qu’ABB employait plus d’une cinquantaine de personnes à Yanbu sur une raffinerie de pétrole conjointement gérée par le groupe pétrolier américain Exxon Mobil et la société pétrochimique saoudienne SABIC. En comptant les familles de ces employés, c’est au total plus de cent personnes qui seront évacuées, a-t-il ajouté. Il s’agit pour la grande majorité d’Américains, mais aussi de quelques Britanniques, d’Australiens et de Canadiens. Selon ABB, cette décision est sans incidence sur les autres activités du groupe en Arabie. Yanbu est un important pôle industriel et pétrochimique, où opèrent de nombreux industriels occidentaux. L’attaque, qui s’est soldée aussi par la mort d’un policier et des quatre assaillants, abattus par les forces de sécurité, est la première dirigée contre une cible pétrolière ou économique dans le royaume, endeuillé depuis l’an dernier par une série d’attentats, revendiqués par le réseau el-Qaëda. Hier, le journal saoudien al-Watan précisait que les quatre hommes ayant mené l’attaque de samedi étaient parents et n’avaient pas de motivations religieuses apparentes. « Il a été confirmé que deux d’entre eux étaient des frères dont le père a travaillé pour l’entreprise saoudienne Yanpet », filiale du groupe ABB, ajoute le journal. La version d’al-Watan contredit la thèse officielle relayée par le Saudi Gazette, affirmant que l’un des assaillants tués est Abdallah Saoud Abou Nayan al-Soubayi, qui figurait sur la liste des 26 personnes les plus recherchées dans le royaume pour leur implication présumée dans des actes de terrorisme. Peu après l’attaque de samedi, le géant pétrolier saoudien Aramco, tentant de rassurer les marchés, a affirmé que ses activités « n’avaient pas été affectées ».
Le groupe helvético-suédois ABB s’apprêtait hier à évacuer son personnel expatrié à Yanbu, en Arabie saoudite, après l’attentat de samedi qui a fait dix morts dont cinq Occidentaux, le premier à avoir visé un site économique crucial dans le royaume.
« Nous nous préparons à partir », déclarait ainsi hier matin un ressortissant américain, l’un des employés d’ABB rassemblés depuis la matinée dans un grand hôtel de la ville industrielle, sur la mer Rouge. Des employés qui ne cachaient pas leur nervosité, deux jours après l’attaque qui a coûté la vie à cinq de leurs collègues ingénieurs : deux Américains, deux Britanniques et un Australien. À la question de savoir s’il avait toujours peur, l’Américain, qui a requis l’anonymat, a répondu : « Oui, certainement. » Il s’est ensuite retiré...