PÉTROLE
L’AIE met en garde contre
l’impact des prix élevés sur l’économie
le 04 mai 2004 à 00h00
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a mis en garde lundi dans une étude contre l’impact des prix élevés du pétrole sur les économies des pays consommateurs, qu’ils soient développés ou non.
Alors que le Brent a franchi le seuil des 35 dollars le baril vendredi pour la première fois depuis octobre 2000, cette agence, chargée de veiller aux intérêts des pays de l’OCDE en matière d’énergie, décrit dans cette étude par quel mécanisme la hausse des prix du pétrole se répercute sur l’économie mondiale. Les cours du brut demeurent, selon elle, « un déterminant important de la performance économique mondiale ». « Dans l’ensemble, une hausse du prix du pétrole conduit à un transfert de revenus des pays importateurs vers les pays exportateurs via une modification des termes de l’échange », note-t-elle. L’ampleur de cet impact dépend naturellement du degré de dépendance d’un pays donné envers le pétrole, de la part que le combustible représente dans son produit intérieur brut et de sa capacité à se tourner vers d’autres sources d’énergie, note l’AIE. « Si le mécanisme général par lequel les prix du pétrole affectent la performance économique est généralement bien compris, la dynamique et l’ampleur précises de ces effets sont incertaines », relève l’AIE, qui note que l’estimation des chocs pétroliers des années 70 et de l’effondrement des prix de 1986 a donné lieu à des estimations très diverses. Quoi qu’il en soit, ces effets sont « importants » : « La plupart des crises économiques aux États-Unis, en Europe et dans le Pacifique depuis les années 70 ont été précédées par des hausses soudaines du prix du brut », souligne l’AIE.
Parallèlement, l’effet positif des prix en hausse sur la croissance des pays exportateurs « a toujours été moins important que celui de la perte de croissance économique dans les pays importateurs, si bien que l’effet net a toujours été négatif ».
En ce qui concerne les pays de l’OCDE, l’AIE estime qu’une hausse prolongée de 10 dollars par baril, de 25 à 35 dollars, provoquerait une perte de 0,4 point de PIB au cours des deux premières années. L’inflation progresserait d’un demi-point et le chômage serait en augmentation. Pour les pays en développement importateurs de brut, l’impact de prix élevés est « généralement encore plus sévère », car ces économies sont moins résistantes aux chocs.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a mis en garde lundi dans une étude contre l’impact des prix élevés du pétrole sur les économies des pays consommateurs, qu’ils soient développés ou non.
Alors que le Brent a franchi le seuil des 35 dollars le baril vendredi pour la première fois depuis octobre 2000, cette agence, chargée de veiller aux intérêts des pays de l’OCDE en matière d’énergie, décrit dans cette étude par quel mécanisme la hausse des prix du pétrole se répercute sur l’économie mondiale. Les cours du brut demeurent, selon elle, « un déterminant important de la performance économique mondiale ». « Dans l’ensemble, une hausse du prix du pétrole conduit à un transfert de revenus des pays importateurs vers les pays exportateurs via une modification des termes de l’échange »,...
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