Cuba
La Havane libère Marta Beatriz Roque,
pilier de la dissidence (photo)
le 24 juillet 2004 à 00h00
Seule femme parmi les 75 opposants cubains lourdement condamnés l’an dernier, l’économiste Marta Beatriz Roque, 58 ans, pilier de la dissidence, a été remise en liberté pour raison de santé, malgré un verdict de 20 ans de prison, dans un geste des autorités apparemment destiné à calmer l’opinion internationale.
Dans la prison des femmes de La Havane, « Occidente », l’opposante a connu des problèmes de diabète, d’hypertension ainsi qu’une paralysie faciale.
« Ma libération entre dans le cadre d’une “autorisation extrapénale”, ils ne m’ont fixé aucune condition dans l’absolu », a déclaré l’opposante quelques heures après sa sortie du pavillon de l’hôpital militaire de La Havane, soulignant qu’elle pouvait néanmoins être renvoyée en prison à tout moment pour effectuer les 18 ans de prison restants.
Économiste de formation, ex-présidente de l’Institut cubain des économistes indépendants (interdit) et de l’Assemblée pour la promotion de la société civile (interdite), Marta Beatriz Roque est l’une des figures de proue de la dissidence cubaine.
Interrogée sur la poursuite de son combat politique, l’opposante a répondu : « Depuis le premier jour (de prison), j’ai dit que mes idées n’allaient pas disparaître en prison, elles continuent. J’ai perdu 12 kilos, mais le cerveau, lui, reste le même ». « Le gouvernement doit admettre que nous sommes l’opposition, qu’il est impossible de poursuivre l’idée que tout le monde doive penser la même chose ». À Washington, un porte-parole du département d’État, Steven Pike, tout en se félicitant de sa libération, a souligné « qu’elle n’aurait jamais dû être emprisonnée » et demandé que tous les autres personnes incarcérées pour leurs opinions politiques soient elles aussi remises en liberté.
Seule femme parmi les 75 opposants cubains lourdement condamnés l’an dernier, l’économiste Marta Beatriz Roque, 58 ans, pilier de la dissidence, a été remise en liberté pour raison de santé, malgré un verdict de 20 ans de prison, dans un geste des autorités apparemment destiné à calmer l’opinion internationale.
Dans la prison des femmes de La Havane, « Occidente », l’opposante a connu des problèmes de diabète, d’hypertension ainsi qu’une paralysie faciale.
« Ma libération entre dans le cadre d’une “autorisation extrapénale”, ils ne m’ont fixé aucune condition dans l’absolu », a déclaré l’opposante quelques heures après sa sortie du pavillon de l’hôpital militaire de La Havane, soulignant qu’elle pouvait néanmoins être renvoyée en prison à tout moment pour effectuer les 18 ans de...
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