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Actualités - Opinion

En gros plan Le cinéma phagocyté par la télévision

Petit à petit, de plus en plus rapidement semble-t-il, la télévision grignote, envahit l’espace cinématographique. Le phénomène culmine, en ce moment, avec la diffusion dans les salles de cinéma du film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, produit qui relève, à tous les niveaux – conception, montage et découpage – de la télévision «documentaire» (document, si l’on préfère). Le fait que Fahrenheit 9/11 traite exclusivement de politique limite quelque peu la portée du phénomène en question, tout en lui donnant paradoxalement un énorme retentissement. Déjà, à Cannes, le public s’était précipité non pas pour voir un film, mais pour s’assurer de la mise en accusation de G.W. Bush. L’exemple de la France est éclairant. Les investissements des chaînes télé dans la production cinéma ne cessent de baisser, la télévision exigeant souvent un droit de regard préalable sur les scénarios de films à réaliser en vue d’une programmation ultérieure sur le petit écran! Phagocytage? N’a-t-on pas vu Michael Moore avaler goulûment la Palme d’or cannoise? Un sacré estomac. Goux-PELLETAN


Petit à petit, de plus en plus rapidement semble-t-il, la télévision grignote, envahit l’espace cinématographique. Le phénomène culmine, en ce moment, avec la diffusion dans les salles de cinéma du film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, produit qui relève, à tous les niveaux – conception, montage et découpage – de la télévision «documentaire» (document, si l’on préfère). Le fait que Fahrenheit 9/11 traite exclusivement de politique limite quelque peu la portée du phénomène en question, tout en lui donnant paradoxalement un énorme retentissement. Déjà, à Cannes, le public s’était précipité non pas pour voir un film, mais pour s’assurer de la mise en accusation de G.W. Bush.
L’exemple de la France est éclairant. Les investissements des chaînes télé dans la production cinéma ne cessent de...