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Actualités - Chronologie

Procès Dutroux La cour d’Arlon se rend dans l’antre du pédophile (photo)

La cour d’assises d’Arlon qui juge actuellement Marc Dutroux s’est transportée hier sous haute protection policière dans la maison de Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, où le pédophile séquestrait ses jeunes victimes. La cour, les jurés, les accusés dont Dutroux, le ministère public, les avocats de la défense et les parties civiles sont venus à cette visite à 180 kilomètres du lieu du procès, qui était demandée par les jurés et des parties civiles. Trente journalistes sélectionnés, et privés de tout moyen de communication avec l’extérieur jusqu’à leur retour à Arlon, étaient également du voyage. Laetitia Delhez et Sabine Dardenne, les deux rescapées de la cache de Marcinelle, sont revenues à l’endroit où elles ont été séquestrées. Juste avant de partir, Laetitia a confié aux journalistes qu’elle voulait retourner sur place « pour se rendre bien compte » de ce qui s’est passé. La jeune femme a voulu être accompagnée de membres de sa famille, pour que eux aussi « se rendent compte de ce que j’ai vécu », a-t-elle expliqué. La cour, suivie du ministère public puis des jurés, a procédé en premier à l’examen de la cache dissimulée dans la cave, où les fillettes kidnappées étaient enfermées le plus clair du temps, ainsi que de certaines autres pièces de la maison. Marc Dutroux s’est dit victime d’un malaise et a demandé à être examiné par un médecin, avant finalement de rentrer dans la maison comme prévu. Patricia Martin, la mère de Laetitia Delhez, a elle aussi été prise de malaise alors qu’elle venait d’effectuer la visite de la maison. Les familles des victimes de Dutroux ont toutes fait le déplacement, à l’exception de Carine et Gino Russo, parents de la petite Melissa (8 ans), enlevée en juin 1995 près de Liège avec son amie Julie Lejeune. Pour les parties civiles, il était important que la cour puisse aussi « voir, sentir, entendre l’atmosphère de l’endroit où les petites sont restées si longtemps », a expliqué juste avant de partir à Marcinelle Paul Quirynen, l’avocat du père d’An Marchal. « Ce n’est pas la meilleure journée pour la défense », a reconnu pour sa part l’un des avocats de Marc Dutroux.

La cour d’assises d’Arlon qui juge actuellement Marc Dutroux s’est transportée hier sous haute protection policière dans la maison de Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, où le pédophile séquestrait ses jeunes victimes. La cour, les jurés, les accusés dont Dutroux, le ministère public, les avocats de la défense et les parties civiles sont venus à cette visite à 180 kilomètres du lieu du procès, qui était demandée par les jurés et des parties civiles. Trente journalistes sélectionnés, et privés de tout moyen de communication avec l’extérieur jusqu’à leur retour à Arlon, étaient également du voyage.
Laetitia Delhez et Sabine Dardenne, les deux rescapées de la cache de Marcinelle, sont revenues à l’endroit où elles ont été séquestrées. Juste avant de partir, Laetitia a confié aux...