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Actualités - Chronologie

Relations saoudo-américaines : Saoud al-Fayçal tire la sonnette d’alarme

Les relations américano-saoudiennes risquent de se trouver sérieusement affectées par les accusations sur le présumé soutien de l’Arabie saoudite aux groupes terroristes, a prévenu lundi soir à New York le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal. Dans une intervention devant l’Association de la politique étrangère, il a indiqué vouloir « sonner l’alarme » car « l’harmonie de notre longue et fructueuse relation est menacée ». Accusant certains médias de diaboliser son pays, le ministre a aussi cité la publication récente de plusieurs livres tentant de décrire l’organisation sociale et politique saoudienne comme alimentant l’extrémisme et le terrorisme. « Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité », a-t-il déclaré. « Après les événements de la semaine dernière à Ryad, je ne pense pas qu’une personne sensée puisse mettre en doute notre engagement à mener une guerre sans répit contre le terrorisme. » Une voiture piégée a explosé mercredi devant le quartier général des forces de sécurité, dans le centre de la capitale saoudienne, faisant au moins cinq morts et 145 blessés. Dans un entretien avec le Wall Street Journal publié hier, le ministre saoudien a également souligné qu’en l’absence d’une armée nationale dotée de réels moyens, le processus de transfert du pouvoir aux Irakiens est en danger. « Si vous promettez de transférer le pouvoir à une certaine date, vous devez le transférer à la date que vous avez annoncée. Mais donnez-lui la crédibilité dont il a besoin. Donnez-lui ses propres forces armées et ces forces doivent avoir le pouvoir (nécessaire) pour être crédibles », a déclaré le ministre. Il a également jugé que la dissolution l’année dernière de l’armée irakienne après la chute du régime de Saddam Hussein était à l’origine de beaucoup de difficultés actuelles. Le prince Saoud al-Fayçal a ajouté que l’absence d’armée nationale était la principale raison pour laquelle les pays arabes étaient peu désireux de participer à des forces de maintien de la paix en Irak. « À l’heure actuelle, l’Arabie saoudite ne contribuerait pas à l’envoi de quiconque en Irak », a, à cet égard, souligné le ministre, « mais modifiez les circonstances et ce sera une autre paire de manches ». À propos du dirigeant radical chiite Moqtada Sadr, le ministre a conseillé à la coalition d’agir avec célérité contre lui, même si sa capture est susceptible de galvaniser ses partisans.

Les relations américano-saoudiennes risquent de se trouver sérieusement affectées par les accusations sur le présumé soutien de l’Arabie saoudite aux groupes terroristes, a prévenu lundi soir à New York le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal. Dans une intervention devant l’Association de la politique étrangère, il a indiqué vouloir « sonner l’alarme » car « l’harmonie de notre longue et fructueuse relation est menacée ».
Accusant certains médias de diaboliser son pays, le ministre a aussi cité la publication récente de plusieurs livres tentant de décrire l’organisation sociale et politique saoudienne comme alimentant l’extrémisme et le terrorisme. « Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité », a-t-il déclaré. « Après les événements de la semaine...