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Actualités - Chronologie

EXPOSITION Hommage aux verreries d’Émile Gallé pour le centenaire de sa mort (photo)

Une exposition de verreries d’Émile Gallé, «De l’œuvre unique à la série», rend hommage, à Nancy, au verrier et céramiste de l’Art nouveau à l’occasion du centième anniversaire de sa disparition. Quelque 88 pièces – vases, coupes et veilleuses – sont rassemblées jusqu’au 15 août, issues pour moitié du musée de l’École de Nancy mais aussi venues de la fondation Neumann en Suisse (coorganisatrice de l’exposition), de Paris, Lyon et Düsseldorf. L’exposition montre comment, à partir d’une pièce maîtresse et unique, ce magicien du verre (1846-1904) déclinait et réinterprétait ses formes et ses décors pour en faire des séries aux subtiles différences. «Il était intéressé par une production qui n’était pas destinée à l’élite», a expliqué Valérie Thomas, conservateur du musée de l’École de Nancy et commissaire de l’exposition. Une des expressions les plus «touchantes» de ces «variations verrières», selon elle, est la suite des six coupes Libellules réalisées en verre opaque l’année de sa disparition. «Nous sommes fiers d’avoir pu en réunir six alors qu’il n’en existe que douze exemplaires dans le monde», a précisé Mme Thomas. Toutes signées de la main du maître, pas une seule de ces vasques n’est identique que ce soit par l’opacité des inclusions qui rappellent les eaux glauques d’un étang, par la couleur des yeux de la libellule, ou l’ornement du socle. L’influence de l’Asie L’influence de l’Asie, une des caractéristiques de l’Art nouveau, se révèle dans une série de vases très modernes dits Nœud de bambou qui imite les pots à pinceaux en pierre dure du Japon. Botaniste éclairé, Émile Gallé avait une tendresse pour les ombelles, les lis, les iris, les bulbes et les légumes qu’on retrouve interprétés en vases ou lampes comme les flacons joufflus Tomate, Oignon ou Ail et la veilleuse Bouton d’iris dont la marqueterie de verre fait penser à du bois. Après la mort du verrier et fondateur de l’École de Nancy d’une leucémie à l’âge de 58 ans, sa femme et son gendre entameront une vraie production en série grâce à des techniques plus industrielles, comme la gravure à l’acide. «Lorsqu’aujourd’hui on dit avoir un Gallé dans la famille, c’est souvent une pièce des Établissements Gallé de cette époque mais pas du verrier lui-même», note la conservatrice. Cet été à Nancy, à l’occasion de ce centenaire de la mort du verrier nancéen, plusieurs événements célèbrent l’Art nouveau dont il fut un des chefs de file, notamment des jardins inspirés par sa passion de botaniste, une exposition sur l’Art nouveau en Europe (Galeries Poirel), des parcours dans la ville et plusieurs colloques.
Une exposition de verreries d’Émile Gallé, «De l’œuvre unique à la série», rend hommage, à Nancy, au verrier et céramiste de l’Art nouveau à l’occasion du centième anniversaire de sa disparition.
Quelque 88 pièces – vases, coupes et veilleuses – sont rassemblées jusqu’au 15 août, issues pour moitié du musée de l’École de Nancy mais aussi venues de la fondation Neumann en Suisse (coorganisatrice de l’exposition), de Paris, Lyon et Düsseldorf.
L’exposition montre comment, à partir d’une pièce maîtresse et unique, ce magicien du verre (1846-1904) déclinait et réinterprétait ses formes et ses décors pour en faire des séries aux subtiles différences. «Il était intéressé par une production qui n’était pas destinée à l’élite», a expliqué Valérie Thomas, conservateur du musée...