Beaucoup d’Américains ne savent pas qui est Nicolas Sarkozy mais ceux qui l’ont aperçu à Washington ce week-end ont pu facilement croire qu’il gérait à lui seul les affaires de la France.
En un peu plus de 24 heures de visite officielle, celui qui ne pense « pas seulement en se rasant » à l’élection présidentielle de 2007 a abordé tous les sujets – religion, terrorisme, prix du pétrole, risques économiques – avec ses interlocuteurs d’outre-Atlantique.
Le ministre de l’Économie ne pose aucune limite à ses attributions, ce qui lui a permis de solliciter et d’obtenir des rendez-vous avec le secrétaire d’État américain Colin Powell et la conseillère de George Bush à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice.
À l’issue de son entretien avec le chef de la diplomatie américaine, M. Sarkozy a estimé que les relations entre la France et les États-Unis « s’amélioraient » après les tensions provoquées par la guerre en Irak. « Nous avons parlé de toutes les questions, notamment du climat des relations entre les Américains et les Français, des relations qui s’améliorent et qui sont, je crois qu’on peut le dire, confiantes », a-t-il déclaré à sa sortie du département d’État.
Le ministre des Finances a indiqué qu’il avait fait avec le chef de la diplomatie américaine « un tour d’horizon qui s’est déroulé dans un climat très amical et très confiant ».
Dans l’entourage de Colin Powell, on a reconnu qu’il était plutôt inhabituel pour le chef de la diplomatie américaine de recevoir un ministre de l’Économie pour parler avec lui de la reconstruction de l’Irak ou du sort des détenus de Guantanamo. « Franchement, je ne crois pas qu’il était surpris. Il a au téléphone M. (Michel) Barnier (le ministre français des Affaires étrangères). Il avait l’habitude de traiter avec M. (Dominique) de Villepin (l’ancien ministre des Affaires étrangères). Il se trouve que M. de Villepin est devenu ministre de l’Intérieur et moi ministre des Finances », a commenté tout sourire Nicolas Sarkozy, à l’issue de son entretien au département d’État.
Vendredi, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est aussi offert une équipée en cortège de limousines, saluant une femme qui le regardait passer de son balcon. « C’est comme la campagne » électorale, a-t-il lancé.
Pendant cette brève escapade, loin des débats budgétaires et des tensions avec ses collègues du gouvernement, Nicolas Sarkozy n’a cessé de prôner son admiration pour le modèle américain. « Certains journalistes français m’appellent Sarkozy l’Américain », a-t-il plaisanté. « Les Français n’oublieront jamais ce que les soldats américains ont fait pour libérer leur pays pendant les deux guerres mondiales. Croyez-moi, les Français aiment les Américains », a-t-il insisté, décidé à effacer près d’un an de brouille en raison de la crise irakienne.
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En un peu plus de 24 heures de visite officielle, celui qui ne pense « pas seulement en se rasant » à l’élection présidentielle de 2007 a abordé tous les sujets – religion, terrorisme, prix du pétrole, risques économiques – avec ses interlocuteurs d’outre-Atlantique.
Le ministre de l’Économie ne pose aucune limite à ses attributions, ce qui lui a permis de solliciter et d’obtenir des rendez-vous avec le secrétaire d’État américain Colin Powell et la conseillère de George Bush à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice.
À l’issue de son entretien avec le chef de la diplomatie américaine, M. Sarkozy a...