«Dieu existe, mais pour le moment, il se repose » : une des nombreuses affiches collées sur les murs de la clinique de Buenos Aires, où est soigné l’ancien footballeur Diego Maradona, témoigne de la dévotion quasi mystique des supporteurs qui campent devant le bâtiment.
« Il est une star sur la terre, un dieu sur terre. Il est le seul en qui nous croyons », confie Graciela Ferrando, 30 ans, présente hier avec ses enfants devant la porte de la clinique helvético-argentine, afin de rendre hommage à l’ancien joueur argentin, qui fut l’un des meilleurs du monde.
À l’instar de Graciela, des centaines de supporteurs fanatiques franchissent la barrière des journalistes présents devant la clinique depuis l’hospitalisation de l’idole, dimanche soir, afin de laisser des messages à destination de Maradona.
La façade de la clinique s’est transformée, à force d’être couverte de centaines de petits messages s’apparentant à des ex voto, en un sanctuaire à la gloire de l’ancien joueur de Barcelone (Esp.) et de Naples (Ita.).
La plupart des textes font allusion à « Dieu », un des surnoms utilisés par les supporteurs pour qualifier l’ancien n° 10 de la sélection argentine championne du monde en 1986.
Main de Dieu
« Silence, Dieu dort », « Les gens ont besoin de toi, le Tout-Puissant non », « Pelé est roi, mais Diego est Dieu », peut-on lire sur quelques uns des messages accrochés aux murs, tellement surchargés que chaque centimètre vide est âprement disputé.
D’autres affiches font allusion à certaines phrases prononcées par l’idole, telle celle qui avait suivi son premier but polémique contre l’Angleterre en quart de finale du Mondial 86 (victoire 2-1 de l’Argentine) marqué de la main, « La main de Dieu dans les mains de Dieu. » « Ne pars pas Diego, fais-nous ton plus beau dribble », peut-on également lire parmi les dizaines de photos représentant Maradona. « Jusqu’à ce qu’il sorte, je ne bougerai pas », affirme de son côté Juan Carlos Lopez, supporteur du club de Boca Juniors, où Maradona, ancien joueur (1981-1982), s’est révélé.
En compagnie d’amis appartenant au même club de supporteurs, Juan Carlos espère remonter le moral de l’idole en lui chantant des hymnes de la Bombonera, le stade mythique de Boca Juniors. À ses côtés, Hector Barreto, 49 ans, renchérit et, à travers ses larmes, lâche : « Il est tout pour moi, il est ma famille. »
D’autres ne font que passer devant la clinique et déposent devant la porte fleurs, bougies et maillots de football.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «Dieu existe, mais pour le moment, il se repose » : une des nombreuses affiches collées sur les murs de la clinique de Buenos Aires, où est soigné l’ancien footballeur Diego Maradona, témoigne de la dévotion quasi mystique des supporteurs qui campent devant le bâtiment.
« Il est une star sur la terre, un dieu sur terre. Il est le seul en qui nous croyons », confie Graciela Ferrando, 30 ans, présente hier avec ses enfants devant la porte de la clinique helvético-argentine, afin de rendre hommage à l’ancien joueur argentin, qui fut l’un des meilleurs du monde.
À l’instar de Graciela, des centaines de supporteurs fanatiques franchissent la barrière des journalistes présents devant la clinique depuis l’hospitalisation de l’idole, dimanche soir, afin de laisser des messages à destination de Maradona.
La façade...