Les entreprises américaines, dopées par la reprise économique mondiale et la faiblesse du dollar, affichent des résultats trimestriels largement meilleurs que prévu et promettent une année 2004 faste.
À mi-chemin de la saison des résultats trimestriels aux États-Unis, les chiffres présentés par les entreprises sont impressionnants.
« Cette saison des résultats s’avère jusqu’à maintenant extraordinairement bonne », juge Hugh Johnson, directeur des investissements chez First Albany.
La croissance moyenne des bénéfices des entreprises du SP 500 devrait atteindre les 25 % à l’issue de cette saison des résultats, soit presque aussi bien que le dernier trimestre 2003, où elle s’élevait à 28,3 %, indique Joe Cooper, directeur des analyses de recherche chez l’agence spécialisée First Call.
Sur 241 sociétés comprises dans l’indice Standard and Poor’s 500, la référence de la communauté financière, 76 % ont fait mieux que ne le prévoyait Wall Street, poursuit M. Cooper.
Si M. Johnson remarque que les sociétés ont pris l’habitude de se montrer volontairement prudentes dans leurs prévisions pour mieux éblouir les investisseurs par la suite, il remarque que c’est avant tout à l’élan de la reprise économique que les entreprises doivent leurs performances trimestrielles.
« L’économie a progressé rapidement aux 3e et 4e trimestres de l’an dernier et cela se ressent maintenant dans les résultats », affirme-t-il.
D’après lui, le bond de la productivité combinée à une frilosité persistante face aux embauches, des marges en hausse dues en partie à la faiblesse du dollar ainsi que des taux d’intérêt très bas ont donné aux entreprises un environnement très favorable.
Les entreprises ont également cité la plus forte demande comme l’une des raisons de leurs bons résultats. Les bonnes surprises sont venues notamment du secteur technologique, comme chez Motorola, ou des entreprises de biens durables comme des constructeurs automobiles Ford, General Motors ou Caterpillar.
Joe Cooper note que Ford et GM témoignent du retour d’une certaine marge sur la fixation des prix. « L’an dernier, Ford n’a gagné d’argent qu’avec ses opérations financières et pas en vendant des voitures. Cette année, ils lancent de nouveaux modèles plus chers », indique-t-il.
L’envolée généralisée du prix des matières premières, notamment en raison de l’engouement pour ces marchés de la part des « hedges funds », ces fonds d’investissements hautement spéculatifs, a dopé les ventes d’entreprises de « matériaux de base » comme Alcoa, le numéro un de l’aluminium et l’une des 30 valeurs stars de l’indice Dow Jones (DJIA).
Le secteur financier fait encore une fois partie des gagnants du trimestre, mais les services de télécommunications (comme AT&T, dont les résultats publiés hier sont en nette baisse) ou de services publics (eau, électricité, etc.) arrivent en queue de peloton.
Si les analystes s’attendent à ce que cette vague de croissance ne dure pas toujours, ils se montrent très confiants pour les mois à venir. « Le reste de l’année devrait rester très bon », prédit M. Cooper, qui table sur une hausse des bénéfice des entreprises du SP 500 de 16 % en moyenne au deuxième trimestre.
Hugh Johnson s’attend à une progression de 18 à 20 % sur un an des bénéfices des entreprises du SP500, mais se montre toutefois plus réservé pour le deuxième semestre. « La comparaison sur un an avec les excellents 3e et 4e trimestres 2003 va s’avérer difficile », conclut-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les entreprises américaines, dopées par la reprise économique mondiale et la faiblesse du dollar, affichent des résultats trimestriels largement meilleurs que prévu et promettent une année 2004 faste.
À mi-chemin de la saison des résultats trimestriels aux États-Unis, les chiffres présentés par les entreprises sont impressionnants.
« Cette saison des résultats s’avère jusqu’à maintenant extraordinairement bonne », juge Hugh Johnson, directeur des investissements chez First Albany.
La croissance moyenne des bénéfices des entreprises du SP 500 devrait atteindre les 25 % à l’issue de cette saison des résultats, soit presque aussi bien que le dernier trimestre 2003, où elle s’élevait à 28,3 %, indique Joe Cooper, directeur des analyses de recherche chez l’agence spécialisée First Call.
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