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Actualités - Opinion

En gros plan Caméras politiques

D’aucuns affirment volontiers que « tout » est politique. Il se peut. Ce qu’il y a de certain, c’est que la chose politique est de plus en plus présente dans le cinéma d’aujourd’hui. Rien d’étonnant à cela, le septième art se devant d’être (aussi) un reflet de nos préoccupations, de nos obsessions, de nos doutes comme de nos espoirs. Exemple actuel très démonstratif: The Day After Tomorrow, de Roland Emmerich, film qui fonctionne comme une alerte aux dangers menaçant l’environnement (message politique que continue d’ignorer le président Bush). Plus direct encore, le tract antiguerre d’Irak qu’a filmé Michael Moore, sous le titre Fahrenheit 9/11 [1]. La politique «officielle» américaine y est tellement dénoncée, malmenée, que la Maison-Blanche s’est démenée pour tenter d’arrêter la diffusion du film. En vain. Cependant, il est un autre aspect – important – de Fahrenheit 9/11: il concerne le cinéma et a déjà suscité réactions et discussions passionnées. Car, en allant voir Fahrenheit 9/11, est-ce vraiment au cinéma que l’on va? Justement, on y reviendra. [1] : la sortie du film au Liban est prévue pour le 22/7. Goux-PELLETAN

D’aucuns affirment volontiers que « tout » est politique. Il se peut. Ce qu’il y a de certain, c’est que la chose politique est de plus en plus présente dans le cinéma d’aujourd’hui. Rien d’étonnant à cela, le septième art se devant d’être (aussi) un reflet de nos préoccupations, de nos obsessions, de nos doutes comme de nos espoirs. Exemple actuel très démonstratif: The Day After Tomorrow, de Roland Emmerich, film qui fonctionne comme une alerte aux dangers menaçant l’environnement (message politique que continue d’ignorer le président Bush). Plus direct encore, le tract antiguerre d’Irak qu’a filmé Michael Moore, sous le titre Fahrenheit 9/11 [1]. La politique «officielle» américaine y est tellement dénoncée, malmenée, que la Maison-Blanche s’est démenée pour tenter d’arrêter la...