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Actualités - Chronologie

Les trésors archéologiques souffrent d’une vague de destructions et de pillages (photo)

Les trésors archéologiques de l’Irak, parmi les plus anciens de l’humanité, ont souffert d’une vague sans précédent de pillages et de destructions dans le sillage de l’invasion et sous l’occupation. Ainsi à Babylone, une des capitales antiques les plus célèbres de l’histoire, la présence sur place de forces militaires internationales conduites par les États-Unis n’a guère aidé à préserver le site. Babylone, terre du roi Nabuchodonosor, de la tour de Babel et des Jardins suspendus, héberge actuellement un campement de 2 500 soldats étrangers. La cité antique, en partie reconstruite sous Saddam Hussein sans respecter les règles de restauration archéologique, a été fermée aux visiteurs après que des archéologues irakiens eurent découvert que les Marines américains avaient rasé au bulldozer un espace de 100 mètres carrés sur des ruines enfouies de vieilles maisons pour y installer un héliport. « Vous pouvez voir des tumulus de chaque côté de l’héliport et je pense qu’il y a eu là des dégâts très importants », a estimé Lukasz Oledzki, un architecte employé par les troupes polonaises installées à Babylone. « On retrouve des poteries et des briques anciennes de chaque côté. Je sais qu’ils ont détruit quelque chose remontant au VIe ou au VIIe siècle avant Jésus-Christ », a-t-il ajouté. La révélation des dommages infligés au site a accéléré le retrait, prévu pour la fin de l’année, des troupes étrangères. Celles-ci ont toujours affirmé que leur présence permettait d’écarter les pilleurs. Mais cet argument ne tient pas pour Gibson McGuire, professeur à l’Université de Chicago. « Installer une armée précisément sur un site archéologique est absurde. Ils n’auraient jamais dû être autorisés à cela », a-t-il dit. Il a critiqué les explications de l’armée par ces mots : « C’est comme pour le Vietnam: il faut détruire pour protéger. » « Il s’agit d’une des tragédies les plus importantes du monde. Nous avons perdu la plupart des anciennes cités sumériennes », a-t-il estimé. « Il y a une culture du pillage qui n’a jamais atteint cette échelle. Jamais nous n’avons perdu autant de sites que dans l’année écoulée », a enfin déploré M. McGuire. Selon lui, des spécialistes internationaux réunis le mois dernier lors d’un colloque à Istanbul ont été « choqués » par des photographies aériennes montrant les dommages infligés aux sites depuis la guerre. Dernière conséquence des pillages, les cours du marché international des antiquités, inondé d’objets irakiens, fléchissent, selon Gibson McGuire.
Les trésors archéologiques de l’Irak, parmi les plus anciens de l’humanité, ont souffert d’une vague sans précédent de pillages et de destructions dans le sillage de l’invasion et sous l’occupation.
Ainsi à Babylone, une des capitales antiques les plus célèbres de l’histoire, la présence sur place de forces militaires internationales conduites par les États-Unis n’a guère aidé à préserver le site. Babylone, terre du roi Nabuchodonosor, de la tour de Babel et des Jardins suspendus, héberge actuellement un campement de 2 500 soldats étrangers.
La cité antique, en partie reconstruite sous Saddam Hussein sans respecter les règles de restauration archéologique, a été fermée aux visiteurs après que des archéologues irakiens eurent découvert que les Marines américains avaient rasé au bulldozer un...