Le président américain George W. Bush s’est félicité hier de la bonne santé de l’économie américaine en dépit de la publication de chiffres de l’emploi pour juin décevants.
« Nous sommes forts et nous devenons encore plus forts. Nous voyons une croissance solide et c’est important », a-t-il déclaré lors d’un discours à la Maison-Blanche.
« L’économie des États-Unis a traversé une passe difficile. Si vous y pensez, c’est assez remarquable d’être capable de dire que notre économie est forte et se renforce et que nous avons une croissance solide. Après tout, nous avons traversé une récession, une situation d’urgence nationale, une guerre, des scandales au sein des entreprises », a-t-il estimé.
Pendant longtemps maillon faible de George W. Bush, la situation économique, qui s’est améliorée sensiblement aux États-Unis ces derniers mois, pourrait constituer un tremplin pour le président qui vise sa réélection en novembre.
Un sondage publié en début de semaine par le New York Times et CBS montre que le président Bush n’est plus distancé que d’un point par son rival démocrate John Kerry avec respectivement 44 % contre 45 % d’intentions de vote.
La raison de cette embellie pour le président sortant est l’économie, affirment les experts. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 3,9 % (en rythme annuel) durant les trois premiers mois de l’année et surtout environ 1,4 million d’emplois ont été créés depuis août.
L’enquête New York Times/CBS indique que la confiance des Américains envers leur président sur les questions économiques a augmenté de quatre points pour s’établir à 40 %. Toutefois, George W. Bush a encore du chemin à parcourir. Le sondage New York Times/CBS montre que 45 % des personnes interrogées rendent son administration responsable d’un recul de l’emploi, tandis que 24 % pensent que l’emploi a progressé.
Car si Bush peut se vanter d’avoir créé 1,2 million d’emplois au cours des neuf derniers mois, le compte n’y est pas. Depuis son entrée en fonctions, la balance demeure négative avec plus d’un million d’emplois perdus. Même si la croissance est élevée, elle est entravée par un déficit commercial record.
Certes, le PIB a progressé de 3,9 % (en rythme annuel) durant les trois premiers mois de l’année, mais la prévision était de 4,4 %. L’aggravation du déficit commercial explique cette contre-performance, estiment les experts. Le premier trimestre s’est soldé par un déficit record (à 144,9 milliards de dollars) des comptes courants. Enfin, au moment où le marché du travail américain redémarre, les économistes s’inquiètent de la qualité des emplois créés et de l’impact sur l’économie du nouveau paysage du monde professionnel.
Alors que près d’un million de postes ont été créés cette année, la hausse générale des revenus et des salaires est restée anémique.
Le président américain George W. Bush s’est félicité hier de la bonne santé de l’économie américaine en dépit de la publication de chiffres de l’emploi pour juin décevants.
« Nous sommes forts et nous devenons encore plus forts. Nous voyons une croissance solide et c’est important », a-t-il déclaré lors d’un discours à la Maison-Blanche.
« L’économie des États-Unis a traversé une passe difficile. Si vous y pensez, c’est assez remarquable d’être capable de dire que notre économie est forte et se renforce et que nous avons une croissance solide. Après tout, nous avons traversé une récession, une situation d’urgence nationale, une guerre, des scandales au sein des entreprises », a-t-il estimé.
Pendant longtemps maillon faible de George W. Bush, la situation économique, qui s’est améliorée...
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