TPI
L’Occident accroît sa pression sur les Serbes
de Bosnie pour arrêter Karadzic
le 02 juillet 2004 à 00h00
Défiée depuis près de huit ans par Radovan Karadzic, la communauté internationale a montré qu’elle ne tolérait plus l’impunité dont jouissent les dirigeants serbes bosniaques soupçonnés de soutenir l’homme le plus recherché par le Tribunal pénal international (TPI). En annonçant mercredi le limogeage d’une soixantaine de responsables serbes bosniaques, le haut représentant civil en Bosnie, Paddy Ashdown, a clairement fait savoir quels étaient les effets escomptés. « Cela va réduire l’influence de ceux qui par la corruption empêchent l’évolution de la Bosnie vers un État de droit et encourager la population à coopérer avec le Tribunal pénal international », a prédit M. Ashdown. Ces sanctions vont également « entraîner une réforme au sein du SDS, principal responsable de l’échec des autorités à arrêter Karadzic », a-t-il souhaité. Mais, si les États-Unis et l’Union européenne ont épaulé cette mesure, les analystes et les hommes politiques bosniaques sont divisés quant aux conséquences positives envisagées. « Pour trop longtemps la communauté internationale avait fait preuve de faiblesse. Cette décision va provoquer un tremblement de terre en RS et aidera, j’espère, au changement d’attitude de ses dirigeants », a commenté l’analyste Senad Slatina, de l’International Crisis Group. Moins optimiste, l’analyste du quotidien indépendant Oslobodjenje, Gojko Beric, estimait hier qu’« il fallait détruire l’ensemble des structures politico-criminelles de RS » afin d’obtenir des résultats. Les autorités serbes bosniaques ont, elles, dénoncé cette mesure qui a frappé notamment le président du Parlement de RS ainsi que le ministre de l’Intérieur, de même que plusieurs maires dont celui de Pale, l’ancien fief de Karadzic. Pour sa part, l’analyste serbe bosniaque Srdjan Puhalo a estimé que les réseaux qui soutiennent Karadzic, inculpé en 1995 de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité par le TPI, et en fuite depuis 1997, vont faire à l’avenir preuve de davantage de prudence et tenter de trouver des alternatives pour parvenir à leurs fins.
Défiée depuis près de huit ans par Radovan Karadzic, la communauté internationale a montré qu’elle ne tolérait plus l’impunité dont jouissent les dirigeants serbes bosniaques soupçonnés de soutenir l’homme le plus recherché par le Tribunal pénal international (TPI). En annonçant mercredi le limogeage d’une soixantaine de responsables serbes bosniaques, le haut représentant civil en Bosnie, Paddy Ashdown, a clairement fait savoir quels étaient les effets escomptés. « Cela va réduire l’influence de ceux qui par la corruption empêchent l’évolution de la Bosnie vers un État de droit et encourager la population à coopérer avec le Tribunal pénal international », a prédit M. Ashdown. Ces sanctions vont également « entraîner une réforme au sein du SDS, principal responsable de l’échec des autorités à...
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