Rechercher
Rechercher

Actualités

Première demi-finale de l’Euro ce soir Portugal-Pays-Bas : vaincre le signe indien

La peur d’échouer une nouvelle fois à une marche de la finale risque de tenailler Portugais et Néerlandais ce soir lors de la première demi-finale de l’Euro 2004. Le Portugal a déjà été éliminé à deux reprises à ce stade de la compétition, en 1984 et en 2000, à chaque fois par le futur vainqueur, la France. Les Portugais se souviennent aussi que lors des quatre derniers championnats d’Europe, le pays organisateur a été sorti en... demi-finale. De leur côté, les Pays-Bas n’ont gagné qu’une seule de leurs quatre demi-finales. Ils ont été éliminés après prolongations face à la Tchécoslovaquie en 1976 (3-1), puis à l’issue de la séance des tirs au but face au Danemark en 1992 (2-2, 5-4 t.a.b) puis contre l’Italie en 2000 (1-1, 3-1 t.a.b). Si le Portugal n’a jamais disputé de finale, ce n’est donc pas le cas des Oranges qui, en 1988, battaient l’URSS en finale 2-0. Après une défaite initiale 2-1 face à la Grèce, le Portugal est progressivement monté en puissance pour atteindre le dernier carré. Pression populaire Sa qualification obtenue aux forceps en quart contre l’Angleterre, à l’issue d’un match épique, a non seulement prouvé son potentiel offensif mais également mis en évidence les capacités défensives de la charnière centrale composée de Jorge Andrade et de Ricardo Carvalho. Après cette qualification, l’euphorie s’est emparée de tout le pays, qui espère maintenant que son équipe va aller au bout. À l’image du milieu de terrain Deco, les Portugais restent confiants : « Je crois que nous allons atteindre la finale parce que je pense que nous sommes une meilleure équipe. Ce serait une énorme déception de manquer la finale maintenant ou de l’atteindre puis de la perdre. » Cette demi-finale est aussi l’opposition entre deux sélectionneurs qui sont parvenus à faire taire les critiques en cours de compétition. Après le couac initial contre la Grèce, Scolari a vu ressurgir certaines critiques. Mais l’entraîneur brésilien du Portugal a dû surtout faire face aux susceptibilités de ses propres joueurs. Ses changements tactiques en cours de match face à l’Angleterre, osés et décisifs, ont fini de convaincre les plus sceptiques. Le cas du sélectionneur des Pays-Bas, Dick Advocaat, est plus clair. Les médias néerlandais, ainsi que certains de ses joueurs, lui ont imputé la responsabilité de la défaite 3-2 face à la République tchèque, jugeant ses remplacements en cours de match peu judicieux. D’aucuns continuent également de lui reprocher une tactique trop conservatrice et son choix de ne titulariser que le seul Van Nistelrooy à la pointe de l’attaque. La place de son équipe en demi-finales lui donne pour le moment raison. Pauleta ou Nuno Gomes ? Frank de Boer blessé à la cheville, Advocaat devrait aligner Wilfred Bouma en défense centrale. Sur le flanc droit de l’attaque néerlandaise, Marc Overmars pourrait, lui, être titularisé en lieu et place d’Andy van der Meyde, décevant face à la Suède en quarts de finale. Côté portugais, Pauleta, de retour de suspension, peut à nouveau évoluer au sein de l’attaque mais Scolari pourrait lui préferer Nuno Gomes, plus remuant. Malgré des soucis aux chevilles, l’encadrement portugais a d’ailleurs jugé que Nuno Gomes et Andrade avaient de « grandes chances » de pouvoir jouer contre les Pays-Bas. Johnny Heitinga, une autre des options défensives d’Advocaat, pense que le plus grand danger pour son équipe viendra cependant de Luis Figo, éblouissant face à l’Angleterre avant le psychodrame de sa sortie prématurée. « Figo est un excellent joueur. Il est capable de faire basculer un match à n’importe quel moment », estime le défenseur de l’Ajax Amsterdam. Lors de cette demi-finale, Deco, Ricardo Carvalho et Costinha seront sous la menace d’un second carton jaune qui pourrait les priver d’une éventuelle finale. Van der Meyde et le remplaçant de luxe Roy Makaay sont dans la même situation côté néerlandais. L’historique des confrontations récentes entre les deux nations est nettement à l’avantage du Portugal, les Pays-Bas ne s’étant imposés qu’à une seule reprise lors des huit dernières rencontres. Le vainqueur de ce match affrontera en finale soit la Grèce, soit la République tchèque. Scolari, un étranger à domicile Le Brésilien Luiz Felipe Scolari, qui n’était pas prophète en son pays avant de remporter le Mondial 2002 avec les Auriverde, a également dû batailler ferme pour imposer ses idées au Portugal et mener le pays organisateur en demi-finale de l’Euro 2004 de football. Symbole de ce grand écart entre deux pays, deux continents, après la qualification contre l’Angleterre en quarts, « Felipao » a brandi deux drapeaux, le vert et or de sa patrie d’origine et le rouge et vert de sa patrie d’adoption. Pourtant, il a mis du temps à asseoir sa légitimité dans chacun des deux pays. Le Brésil ne s’était en effet qualifié qu’à l’arraché pour le Mondial 2002 et on reprochait alors au sélectionneur de faire jouer la Seleçao dans un style défensif contre nature, avant qu’elle ne décroche son cinquième titre mondial. Et quand Scolari est engagé par la Fédération portugaise fin 2002, pour quelque 150 000 euros mensuels, le pays des « Brésiliens de l’Europe », éliminé au premier tour du Mondial, accueille cet étranger avec méfiance. Le premier accroc survient début 2003, quand Figo s’oppose publiquement à la naturalisation du Brésilien Deco. Scolari, qui en est l’instigateur, renvoie sèchement le Galactique dans les cordes (« C’est moi qui décide, je ne cède sous la pression de personne »), et Deco, pour sa première sélection, marque le but victorieux du Portugal contre... le Brésil ! En outre, la presse n’est pas rassurée par les matchs de préparation de la Selecçao, qui échoue régulièrement face à d’autres qualifiés pour l’Euro et se fait balayer à domicile par l’Espagne (0-3) en septembre. Scolari est également critiqué quand il décide de ne pas retenir le gardien vétéran Vitor Baia, vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Porto. Déclic L’Euro commence de manière catastrophique pour le Portugal, battu par la Grèce (1-2) en ouverture. Pourtant, pour Felipao, c’est sans doute là que se produit le déclic. Pour le deuxième match, crucial, contre la Russie, il a l’audace d’écarter, sacrilège, Fernando Couto et Rui Costa au profit de Ricardo Carvalho et Deco, deux des cinq joueurs du FC Porto désormais titulaires. Puis, avant le match contre l’Espagne, sous-tendu par une rivalité ibérique, il fait vibrer la corde patriotique : « Je vis ici, je paie des impôts, mes enfants étudient dans ce pays et je me considère comme Portugais. » Enfin, Ricardo, le gardien qu’il a intronisé à la place de Vitor Baia, est le héros du match contre l’Angleterre en arrêtant un tir au but et en marquant celui de la qualification. Au passage, tout le monde salue le coaching de Scolari – qui n’a pas hésité à froisser Figo en le sortant contre les Anglais – puisque cinq des six buts portugais à l’Euro ont été marqués par des remplaçants. Madré, roublard, tantôt séducteur tantôt donneur de leçons, il a désormais endossé le costume de « grand timonier » du Portugal, lui qui pourrait devenir le premier sélectionneur à réussir le doublé Mondial Euro et qui devrait bientôt prolonger son contrat jusqu’au Mondial 2006. « Ne croyez pas que nous sommes déjà en finale, a-t-il prévenu hier, à la veille de la demi-finale contre les Pays-Bas. Je demande à tous les Portugais d’aller au stade vêtus de rouge ou de vert pour éclipser l’orange des Néerlandais ! » Robben, « l’Orange », pressé L’attaquant des Pays-Bas, Arjen Robben, diminué par des blessures à répétition il y a quelques mois, a rattrapé le temps perdu à l’Euro, devenant au fil des matchs une pièce essentielle de la mécanique « Orange », à seulement 20 ans. Le sélectionneur néerlandais Dick Advocaat l’avait retenu dans son groupe le 19 mai, alors qu’il avait repris la compétition depuis quelques jours après une nouvelle blessure à une cuisse. « Cette blessure l’avait gêné depuis quatre mois, mais je lui avait dit que quoi qu’il arrive, il sera dans le groupe », raconte le technicien batave. « Puis, son état de forme s’est amélioré au fur et à mesure. Il montre aujourd’hui qu’il a les qualités pour perturber n’importe quel adversaire. Il est à 100 % », assure l’entraîneur des Orange. « En arrivant au Portugal, je n’espérais que ça, être remis de mes blessures. Je suis satisfait, mais je peux encore mieux faire », explique le joueur, 20 ans, timide devant les micros. Laissé sur le banc lors du premier match de l’Euro, il a ensuite été titularisé, aux dépens du joueur de l’Ajax Amsterdam, Rafael Van Der Vaart, 21 ans. Parcours typique Gaucher désigné comme le successeur de Marc Overmars (encore en sélection à 31 ans), Robben fait en tout cas partie des joueurs qui ont conduit Dick Advocaat à abandonner son 4-4-2, avec un milieu de terrain en losange, pour un 4-3-3. Robben est maintenant un des deux ailiers épaulant Ruud Van Nistelrooy, attaquant axial. « Ruud et moi nous nous trouvons plus facilement après trois matchs. Mais même si je joue sur l’aile gauche, je suis un attaquant, un vrai, n’ayez pas de doute là-dessus », s’est-il risqué, avec un petit sourire, en conférence de presse lundi. Alors qu’il sort à peine de l’adolescence, le joueur fait déjà beaucoup parler de lui, après un parcours typique des internationaux bataves : des débuts dans un club modeste du pays (Groningue, où il débute chez les professionnels à 16 ans), puis une formation néerlandaise plus huppée (PSV Eindhoven), avant d’attirer l’attention des grosses écuries européennes. Pour lui, les clubs anglais de Manchester United et Chelsea ont fait monter les enchères. Finalement, les Blues londoniens ont engagé cet espoir du football européen pour 12 millions de livres (18,29 millions d’euros). Lors de ce XIIe championnat d’Europe des nations, le n° 19 des Orange a aussi attiré les regards en marquant le tir au but décisif du quart de finale face à la Suède (5 t.a.b. à 4, 0-0 a.p.) : « Un des moments les plus forts de ma vie. » Avant cela, il s’était retrouvé bien malgré lui au centre d’une polémique aux Pays-Bas. Dick Advocaat l’avait fait sortir alors que son équipe menait 2 à 1 contre la République tchèque pour faire entrer Paul Bosvelt, milieu défensif. Et les Orange s’étaient inclinés 3-2, déclenchant la furie des médias qui dénonçaient ce « changement fatal » et amorçaient une campagne anti-Advocaat. « Mes relations avec le sélectionneur sont très bonnes, il n’y a pas de problème, rien de spécial. Nous avons eu de grandes discussions tous les deux après le match contre les Tchèques. Il y a eu beaucoup de critiques sur lui. Mais maintenant, nous sommes en demi-finale. De toute façon, la seule chose qui compte est le résultat », conclut-il, toujours au service du collectif, dans ses déclarations comme sur le terrain. La vie des Grecs sous le règne du roi Otto Les Grecs, installés dans un luxueux hôtel sur les hauteurs bucoliques de Braga, préparent avec sérieux mais décontraction le match le plus important de leur histoire, une demi-finale d’Euro 2004 de football contre la République tchèque, demain soir à Porto. Dans le monde d’Otto Rehhagel, le sélectionneur allemand de la Grèce, il n’y a qu’une langue officielle. Et c’est lui qui le dit (en allemand) : « Le football est un langage universel. Avec un ballon, tout le monde peut se comprendre. » Certes, mais à l’entraînement, le sexagénaire au regard perçant a tout de même besoin de « missi dominici » pour porter la bonne parole. Quand ce n’est pas son assistant qui s’en charge, c’est l’attaquant du Werder Brême Angelos Charisteas que l’on voit traduire les consignes. Non sans avoir parfois bien fait préciser quelques points pour être certain de ne pas trahir la parole de celui que la presse grecque n’appelle désormais plus que le « roi Otto ». Sur le terrain annexe de l’hôtel Da Falperra où s’est entraîné lundi soir la sélection grecque, Otto Rehhagel a eu la satisfaction de trouver des filets blancs dans les buts. Nul doute que l’homme, qui s’était emporté lors d’une conférence de presse d’après-match pour fustiger les filets noirs utilisés à l’Euro, affirmant que cela nuisait à l’aspect festif du jeu, a dû apprécier. Confiance aveugle Car l’esprit festif et la décontraction, Rehhagel tient à les entretenir chez des Grecs encore tout surpris de se retrouver aux portes de la finale. Il n’hésite pas, pour cela, à donner de sa personne. Il a ainsi tenu à montrer à ses hommes comment faire le « poirier » lundi soir, ce qui lui a valu une salve d’applaudissements spontanés qu’il a accueillie dans un franc sourire, main droite sur un cœur de 65 ans apparemment très bien conservé. « L’ambiance est excellente », témoigne le défenseur Mihalis Kapsis. « Quoi qu’il arrive maintenant, se réjouit le milieu de terrain Stylianos Giannakopoulos, on sait qu’il y aura une grande fête à notre retour. » « Quand on gagne, reconnaît toutefois Rehhagel, il est facile d’avoir une bonne ambiance. » Et il est plus facile, aussi, d’obtenir l’adhésion totale de ses troupes aux entraînements poussés et aux longues séances vidéo où seront décortiquées forces et faiblesses de l’adversaire. « Comment on va faire pour neutraliser les Tchèques ? Mais l’entraîneur va nous donner les détails et va nous expliquer comment faire », lance, sûr de son fait, le bon soldat Kapsis qui, comme tous ses coéquipiers, nourrit désormais une confiance aveugle envers un technicien qui a amené la Grèce si haut. Après un jour de repos, samedi au lendemain de l’exploit contre la France (1-0) en quarts de finale, les Grecs poursuivent donc la préparation dans une ambiance détendue. Preuve toutefois que l’échéance se rapproche, les portes de leur hôtel sont désormais closes pour la presse. C’est entre eux que les joueurs vont se mettre en ordre de marche pour cette nouvelle bataille d’une campagne qui pourrait valoir la nationalité grecque au « roi Otto ». La Gazette INCONNU. Les Grecs sont demi-finalistes, en attendant peut-être mieux, de l’Euro mais il leur reste encore à gagner en notoriété médiatique. Les contacts entre journalistes et joueurs autorisés à la fin de certains de leurs entraînements constituent ainsi, pour la presse non grecque, un nouveau jeu baptisé « Questions pour un champion inconnu ». Il s’agit d’abord de détecter, parmi les 23 sélectionnés, ceux qui ne parlent pas que le grec. Il faut ensuite, photo dans une main et liste officielle avec numéro des joueurs dans l’autre, identifier le précieux interlocuteur. Le gagnant est celui qui, ces préliminaires accomplis, a encore le temps de poser une question et d’obtenir une réponse avant que son inconnu célèbre soit sous la douche. HUMBLE. S’il est un homme à qui le succès ne monte pas à la tête, c’est Karol Brueckner, l’entraîneur de la sélection tchèque. Le fait d’avoir choisi de laisser la plupart des titulaires au repos lors du dernier match de groupe, alors que son équipe était déjà qualifiée pour les quarts de finale, lui trotte encore sur la conscience. Même si les réservistes ont tout de même vaincu, et éliminé, les vice-champions du monde allemands. Même s’il était sage de permettre aux titulaires de récupérer. À 48 heures de la demi-finale que les Tchèques disputent demain contre la Grèce, Brueckner a assumé son choix, mais en s’excusant presque d’un manque d’humilité : « On ne pouvait exclure l’hypothèse selon laquelle nous devrions jouer six matches » (jusqu’à la finale), a-t-il rougi. OPTIMISTE. Les agences de voyages grecques sont submergées par les demandes de supporteurs souhaitant aller assister à la demi-finale que la Grèce dispute demain contre les Tchèques mais aussi à la finale de dimanche, persuadés désormais que leurs favoris seront de l’ultime partie. « La demande est énorme. La plupart des fans veulent réserver pour un séjour de quatre jours », s’est inquiétée l’Union des voyagistes grecs. Des centaines de supporteurs avaient dû renoncer, faute d’avions, à aller assister à la victoire hellène en quart de finale contre la France (1-0). Les autorités grecques ont juré que, cette fois, on ne les y prendrait plus. « Nous avons déjà prévu trois vols spéciaux pour Lisbonne, a affirmé le ministre des Transports Michalis Liapis. Si la Grèce va en finale, nous rassemblerons tous les avions disponibles. » HEUREUX. Si les joueurs de la sélection portugaise devaient, comme cela se passe généralement dans les autres équipes, porter leur véritable patronyme imprimé dans le dos, au-dessus du numéro, il faudrait écrire en très petites lettres pour y parvenir. Et des jumelles pour les lire. Ce n’est pas la raison pour laquelle la quasi-totalité des joueurs de la sélection lusitanienne sont dotés d’un surnom, généralement court, mais c’est tout de même heureux. Anderson Luis de Souza est un exemple pour tous, il tient en quatre lettres : « Deco ». On pourrait reprocher à son camarade Nuno Miguel Soares Pereira Ribeiro d’avoir vu encore un peu long en choisissant « Nuno Gomes ». Pedro Miguel Carreira Resendes a, lui, trouvé un juste milieu avec « Pauleta ». FOU. Un Vietnamien a tué son épouse jeudi dernier dans la province de Nghe An (centre) parce qu’elle lui reprochait ses paris malheureux sur les matchs de l’Euro. Vo Van Nghe, 44 ans, a poignardé sa femme dans le dos alors qu’elle se brossait les dents. La victime, Pham Thi Tuyet Vinh, professeur de 42 ans, est morte sur le coup. Le meurtrier, chauffeur routier, a déclaré à la police qu’il ne supportait plus que sa femme lui reproche d’avoir perdu dans des paris sur l’Euro 2004 quelque 10 000 dollars, une véritable fortune au Vietnam. OM : Déhu à l’entraînement, Lizarazu et Cheyrou en pourparlers Le défenseur Frédéric Dehu a participé à son premier entraînement avec ses nouveaux coéquipiers marseillais lors de la reprise officielle du club phocéen. « Tout joueur rêve d’évoluer au stade Vélodrome. Pour ma part, je souhaite simplement que Marseille retrouve le haut du classement. Le challenge m’excite et décuple mes forces », a expliqué l’ex-joueur du Paris-Saint-Germain lors de sa présentation officielle à la presse. « Paris, c’est du passé. Je regarde aujourd’hui, demain et après-demain avec les couleurs marseillaises. J’ai envie que cela commence pour démontrer ma valeur », a-t-il ajouté. Déhu est la sixième recrue du club phocéen après le Sochalien Pedretti, le Montpelliérin Bamogo, l’Espagnol Koke (Malaga), Barthez (Manchester United) et Ferreira (Bastia). Le manager sportif du club, Pape Diouf, a pour sa part confirmé l’intérêt de l’OM pour le défenseur international Bixente Lizarazu et le milieu de terrain de Liverpool Bruno Cheyrou. « Renforcer un poste, c’est cocher trois à quatre noms. Il n’est pas étonnant que Lizarazu et Cheyrou fassent partie de la liste », a-t-il expliqué. Le dirigeant marseillais a, en revanche, exclu le retour à Marseille du capitaine des Bleus, Marcel Desailly. « C’est le serpent de mer que l’on annonce à l’OM à chaque début de saison. On a établi une liste de joueurs et on ne peut pas dire que Desailly soit vraiment proche de l’OM », a-t-il dit. Pape Diouf a également confirmé que les discussions se poursuivaient pour conserver Steve Marlet prêté cette saison à l’OM par le club anglais de Fulham. « Le garçon ne souhaite pas retourner en Angleterre et veut s’engager sur deux ans avec Marseille. On préfère une seconde année de prêt. Ce qui n’exclut pas de trouver un terrain d’entente », a-t-il encore estimé. Le manager sportif a enfin repoussé l’idée de voir le buteur Didier Drogba quitter l’OM. « Parler d’un forcing de Chelsea alors que le club anglais n’a fait aucune proposition, c’est parler en l’air », a-t-il déclaré. Parmi les cas épineux à trancher figure notamment celui du jeune milieu Mathieu Flamini, qui ne devrait finalement pas signer son premier contrat professionnel avec son club formateur. « Ce n’est pas définitif, mais c’est bien compromis. C’est une grosse déception car c’est un garçon qui représentait l’identité marseillaise. C’est lui qui a pourtant choisi de partir », a regretté l’entraîneur José Anigo. De source proche du club marseillais, Everton n’aurait pas donné suite aux propositions faites initialement au jeune joueur.

La peur d’échouer une nouvelle fois à une marche de la finale risque de tenailler Portugais et Néerlandais ce soir lors de la première demi-finale de l’Euro 2004.
Le Portugal a déjà été éliminé à deux reprises à ce stade de la compétition, en 1984 et en 2000, à chaque fois par le futur vainqueur, la France.
Les Portugais se souviennent aussi que lors des quatre derniers championnats d’Europe, le pays organisateur a été sorti en... demi-finale.
De leur côté, les Pays-Bas n’ont gagné qu’une seule de leurs quatre demi-finales. Ils ont été éliminés après prolongations face à la Tchécoslovaquie en 1976 (3-1), puis à l’issue de la séance des tirs au but face au Danemark en 1992 (2-2, 5-4 t.a.b) puis contre l’Italie en 2000 (1-1, 3-1 t.a.b).
Si le Portugal n’a jamais disputé de finale, ce...