À l’amphithéâtre Aboukhater (USJ)
Zaki Nassif, quarante jours déjà…
le 22 avril 2004 à 00h00
Public nombreux et presque recueilli pour le concert organisé par le Conservatoire national supérieur de musique, avec le concours conjugué de l’Orchestre national libanais de musique orientale et de la chorale du conservatoire (section orientale), dédié à la mémoire de Zaki Nassif. Oui, le temps passe très vite… Plus de quarante jours déjà, voilà que le grand compositeur national a disparu... Comme un air qu’on fredonne, sans jamais l’oublier. Arrangements et direction de Walid Gholmieh, qui rend un vibrant hommage à un ami disparu, à un collègue apprécié, à un musicien exceptionnel, fondateur d’une expression musicale populaire originale et profondément libanaise.
Producteur fertile dans le monde de la chanson orientale, Zaki Nassif s’est érigé aussi en fin connaisseur de la musique byzantine et syriaque. De son large et vaste répertoire, ce récital comprenait douze chansons dont cinq intérprétées par la chorale, plus de 47 voix entonnant le rythme et les mots de celui qui a donné tout le courage du monde aux Libanais avec cette ritournelle impérissable et pleine d’espoir, Rajee, Rajee y Taammar Libnan (le Liban se reconstruira). Et pour le reste, c’est-à-dire les sept autres chansons, c’est l’orchestre qui les a interprétées en leur donnant tout le lyrisme, la douceur folklorique et la tendre poésie d’un musicien indiscutablement authentique et voué entièrement à l’écoute des sons du terroir. Avec un orchestre unique dans le monde arabe, car c’est lui seul qui fait évoluer la musique et la place dans un champ de créativité.
Loin des influences égyptiennes (ou autres), Zaki Nassif est un compositeur dont les œuvres sont belles, aussi bien chantées qu’interprétées uniquement par un orchestre. Une musique, comme le soulignent les commentateurs, absolument «maschrikiya» (orientalisante) et non «charkiya» (orientale). Un beau moment empreint d’émotion, où le pouvoir du mot, des rythmes et des mélodies reste à jamais gravé dans nos mémoires. Un bel hommage dans la chaleur d’une amitié et d’une reconnaissance collective jubilatoire, mais où plane encore la voilette du deuil pour un musicien qui savait faire parler les notes avec une délicieuse éloquence.
Public nombreux et presque recueilli pour le concert organisé par le Conservatoire national supérieur de musique, avec le concours conjugué de l’Orchestre national libanais de musique orientale et de la chorale du conservatoire (section orientale), dédié à la mémoire de Zaki Nassif. Oui, le temps passe très vite… Plus de quarante jours déjà, voilà que le grand compositeur national a disparu... Comme un air qu’on fredonne, sans jamais l’oublier. Arrangements et direction de Walid Gholmieh, qui rend un vibrant hommage à un ami disparu, à un collègue apprécié, à un musicien exceptionnel, fondateur d’une expression musicale populaire originale et profondément libanaise.
Producteur fertile dans le monde de la chanson orientale, Zaki Nassif s’est érigé aussi en fin connaisseur de la musique byzantine et...
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