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Actualités - Chronologie

ÉNERGIE La protestation contre le changement de statut d’EDF s’amplifie en France

Les employés d’Électricité de France ont intensifié hier leurs actions de protestation contre une réforme du statut de cette entreprise publique, alors que les députés devaient adopter un projet de loi sur l’ouverture du capital d’EDF considérée par les syndicats et l’opposition de gauche comme un premier pas vers la privatisation. Pour la sixième fois en trois mois, les électriciens, ainsi que les personnels de Gaz de France (GDF), se sont mobilisés contre cette réforme. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ne leur a toutefois laissé aucun espoir à quelques heures du vote, le gouvernement disposant d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Il a affirmé qu’il écoutait mais qu’il ne renonçait pas. Il a aussi condamné les coupures sauvages de courant qualifiées « d’actes illégaux » et indiqué qu’il avait « demandé aux dirigeants des sociétés des sanctions contre tous ceux » qui les commettent. Les syndicats ont appelé hier solennellement à une « mobilisation à la hauteur » de cet « enjeu historique ». Ils ont appelé à « des arrêts de travail, des actions populaires et visibles, qui maintiennent l’énergie à tous les usagers domestiques ». À Paris, deux à trois mille électriciens et gaziers ont commencé à manifester en fin de matinée. Le gouvernement à réaffirmé plusieurs fois sa détermination à imposer la réforme de ce géant du service public pour le préparer à la concurrence européenne. La réforme prévoit notamment l’ouverture du capital de l’entreprise publique au secteur privé pour lui permettre de se donner les moyens d’affronter la concurrence après l’ouverture du marché prévue au 1er juillet par la réglementation européenne. Le 1er juillet 2004, le marché français de l’énergie sera ouvert à la concurrence à hauteur de 70 %, contre 30 % actuellement.
Les employés d’Électricité de France ont intensifié hier leurs actions de protestation contre une réforme du statut de cette entreprise publique, alors que les députés devaient adopter un projet de loi sur l’ouverture du capital d’EDF considérée par les syndicats et l’opposition de gauche comme un premier pas vers la privatisation.
Pour la sixième fois en trois mois, les électriciens, ainsi que les personnels de Gaz de France (GDF), se sont mobilisés contre cette réforme. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, ne leur a toutefois laissé aucun espoir à quelques heures du vote, le gouvernement disposant d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Il a affirmé qu’il écoutait mais qu’il ne renonçait pas. Il a aussi condamné les coupures sauvages de courant qualifiées « d’actes illégaux...