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Sabeh s’en prend à « la mafia de la prorogation »

Le député Bassem Sabeh a estimé hier que « les points de vue syriens concernant l’échéance présidentielle – répercutés par la presse durant les dernières heures, qui ont consacré les positions du président syrien Bachar el-Assad et qui ont confirmé que toutes les éventualités étaient possibles – avaient semé un vent de panique dans les rangs des prorogationnistes ». M. Sabeh a estimé que pour assurer la réussite de son plan, cette « mafia » avait « exploité des éléments politiques, médiatiques, financiers ainsi que les services de renseignements ». « C’est pourquoi nous appelons les forces démocratiques de la société politique à faire face à ce plan et à élargir le front de refus à cette campagne pour l’empêcher d’aboutir à ses fins, en l’occurrence le fait de nuire au régime démocratique et d’annihiler ce qui lui reste comme particularités », a-t-il indiqué. Selon M. Sabeh, « le réseau de ceux qui réclament l’amendement de la Constitution pour assurer la prorogation du mandat du chef de l’État œuvre à plusieurs niveaux : – en chargeant un groupe d’instituts de sondage locaux et étrangers d’effectuer une série de sondages d’opinion dans le but d’exercer une pression psychologique, médiatique et politique sur l’opinion publique libanaise, et plus précisément sur la Chambre des députés. (...) Il s’agit de sondages communiqués à la presse dans le but de donner l’avantage à la prorogation ou la reconduction, et de montrer le fossé qui sépare les pourcentages fabriqués obtenus par les candidats virtuels ; – en chargeant un certain nombre d’envoyés spéciaux dans certains capitales de décision, en Europe et aux États-Unis, de diffuser les idées en faveur de l’amendement constitutionnel, ouvrant ainsi la voie à la reconduction du mandat. Les efforts déployés actuellement par l’un de ces délégués auprès de l’Administration US à Washington s’inscrivent dans ce cadre, de même que les messages directs et indirects qui sont adressés à cette Administration, tantôt de la Békaa et tantôt de la banlieue sud, pour expliquer pourquoi il vaut mieux avantager l’option de la prorogation ». M. Sabeh a enfin déploré la dynamique qui cherche à faire du débat sur l’échéance présidentielle un tabou, ou qui cherche à renvoyer ce débat aux calendes grecques. « La fin du débat sur la présidentielle et l’orientation de ce débat vers l’amendement visent à abandonner la scène politique aux mafias de la prorogation et mettent en danger le régime, laissé aux mains d’une groupe qui n’hésitera pas à user de tout genre d’armes pour assurer le succès de son plan, celui de mettre la main sur toutes les ressources du pays », a-t-il conclu.
Le député Bassem Sabeh a estimé hier que « les points de vue syriens concernant l’échéance présidentielle – répercutés par la presse durant les dernières heures, qui ont consacré les positions du président syrien Bachar el-Assad et qui ont confirmé que toutes les éventualités étaient possibles – avaient semé un vent de panique dans les rangs des prorogationnistes ». M. Sabeh a estimé que pour assurer la réussite de son plan, cette « mafia » avait « exploité des éléments politiques, médiatiques, financiers ainsi que les services de renseignements ». « C’est pourquoi nous appelons les forces démocratiques de la société politique à faire face à ce plan et à élargir le front de refus à cette campagne pour l’empêcher d’aboutir à ses fins, en l’occurrence le fait de nuire au régime...