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Un «dog-sitter» pour l’été, ou comment faire garder ses animaux

Rapprocher propriétaires d’animaux domestiques et volontaires prêts à les garder pendant les vacances afin d’éviter les abandons durant l’été, tel est l’objectif de l’association Dog Sitting, qui a lancé il y a peu un serveur vocal, en France. « Pour les propriétaires, c’est une solution au problème de garde pendant les vacances, et pour les “dog-sitters”, cela peut être une période d’essai leur permettant de bien mesurer les contraintes qu’implique un animal avant d’en acheter un », explique Claire Bernier qui a créé l’association en 1996. La jeune femme, alors très prise par son travail, cherchait à cette époque quelqu’un pour promener ses chiens, deux gros Akita Inu, en son absence. « Je me suis rendu compte qu’il n’existait aucun autre système de garde d’animaux que les chenils, qui ne sont pas adaptés pour tous les animaux ni toutes les situations », raconte-t-elle. C’est ainsi que naquit Dog Sitting, qui permet de trouver une personne pour visiter ou garder son chien, son chat, ou tout autre animal, chez soi ou au domicile de cette personne. Une permanence téléphonique, puis un site Internet à partir de 1999, et un serveur vocal depuis Noël, Dog Sitting réunit selon sa fondatrice environ 10 000 personnes, 4000 propriétaires et 6 000 dog-sitters. Jeanne Pimond, 70 ans, est la doyenne des dog-sitters, avec quatre ans d’expérience. « Je passe environ quatre mois par an chez des gens à garder leurs animaux », raconte la menue grand-mère. « Je vais voir mes enfants et je prolonge mon séjour dans leur région en gardant des animaux à domicile, ou alors j’en profite pour visiter une région », précise-t-elle. « L’an dernier j’ai fait 22 000 kilomètres comme ça. Cela me permet de voyager, de rencontrer des gens et d’être en contact avec des animaux », ajoute la septuagénaire qui habite à Valence et dont les deux chiens sont morts il y a près de 15 ans. « J’ai trop envie de voyager et je suis trop petitement logée pour avoir des animaux à moi. Alors je garde ceux des autres », explique-t-elle. À 16 euros par jour ou 80 euros par semaine, Jeanne ne tire aucun profit de cette activité. « Cela couvre tout juste mes frais d’essence », indique-t-elle. Joëlle Paris, 40 ans, a fait appel à Dog Sitting pour la troisième fois cet été afin de trouver quelqu’un qui puisse garder ses vieux chats chez elle en juillet. « Mes chats ont treize et quatorze ans, ils ont l’habitude d’avoir beaucoup de compagnie car je travaille chez moi, et quand je pars trois semaines les visites des voisins ne suffisent pas », explique la créatrice de sites Internet. « J’ai donc trouvé une jeune fille grâce à Dog Sitting », ajoute-t-elle, peu inquiète à l’idée de confier son domicile et ses fidèles compagnons à une inconnue : « En passant par une association, je me dis qu’il ne devrait pas y avoir de problème ». D’autres organismes, tels qu’Animado ou Homesitting, proposent des systèmes de garde souples ou des visites à domicile.
Rapprocher propriétaires d’animaux domestiques et volontaires prêts à les garder pendant les vacances afin d’éviter les abandons durant l’été, tel est l’objectif de l’association Dog Sitting, qui a lancé il y a peu un serveur vocal, en France.
« Pour les propriétaires, c’est une solution au problème de garde pendant les vacances, et pour les “dog-sitters”, cela peut être une période d’essai leur permettant de bien mesurer les contraintes qu’implique un animal avant d’en acheter un », explique Claire Bernier qui a créé l’association en 1996.
La jeune femme, alors très prise par son travail, cherchait à cette époque quelqu’un pour promener ses chiens, deux gros Akita Inu, en son absence. « Je me suis rendu compte qu’il n’existait aucun autre système de garde d’animaux que les chenils,...