Rechercher
Rechercher

Actualités

société Les Sri Lankaises tentées par la lingerie qu’elles fabriquent pour l’Occident

Les Sri Lankaises commencent à acheter pour elles-mêmes la lingerie sexy qu’elles produisent depuis des années pour les marchés occidentaux. « Il y a deux ans, on ne vendait quasi aucun string, mais aujourd’hui ça augmente. Nous avons enregistré une croissance de 20-30%, et on voit des femmes choisir des soutien-gorges et culottes coordonnés », explique Meera Jerome, un responsable de la société Triumph International Lanka, filiale du fabricant allemand de lingerie. Pour ce spécialiste du sous-vêtement, « les Sri Lankaises sont plus soucieuses de ce qu’elles portent. Elles veulent du confort et du style », dit-il, notant que les strings sont populaires dans la nouvelle génération des 20-30 ans. Les spécialistes notent que ces audaces sont pour l’instant essentiellement limitées aux citadines, mais que l’évolution des mentalités et des prix explique le phénomène. Un dixième environ des revenus de la confection sri lankaise, une industrie pesant quelque 2,3 milliards de dollars par an, provient de la lingerie, et le secteur espère atteindre le milliard de dollars au cours des six prochaines années. Le Sri Lanka est un des principaux centres mondiaux de fabrication de lingerie féminine, et la production locale s’y vend sur place à une fraction du prix sur les marchés extérieurs. Un soutien-gorge de Triumph qui vaudrait 40 dollars en Europe se paie tout juste cinq dollars à Colombo et, démarqué, encore bien moins. À ce prix, la lingerie devient abordable pour les Sri Lankaises qui, l’évolution des esprits aidant, se permettent ce que leurs mères n’osaient pas. « Je pense que pour les femmes, de beaux vêtements et une belle lingerie leur donnent davantage confiance. C’est plus qu’une question d’image, il s’agit de se sentir bien dans sa peau », explique une journaliste, Zaithoon Bin Ahamed. Otara Chandiram, qui a lancé une boutique chic, Odel, il y a 13 ans, en vendant à Colombo les excédents de la confection fabriquée au Sri Lanka, estime que « la lingerie est une partie très importante de la garde-robe féminine. Les sous-vêtements ne sont plus qu’une nécessité, ils sont devenus un accessoire de mode », dit-elle.

Les Sri Lankaises commencent à acheter pour elles-mêmes la lingerie sexy qu’elles produisent depuis des années pour les marchés occidentaux.
« Il y a deux ans, on ne vendait quasi aucun string, mais aujourd’hui ça augmente. Nous avons enregistré une croissance de 20-30%, et on voit des femmes choisir des soutien-gorges et culottes coordonnés », explique Meera Jerome, un responsable de la société Triumph International Lanka, filiale du fabricant allemand de lingerie.
Pour ce spécialiste du sous-vêtement, « les Sri Lankaises sont plus soucieuses de ce qu’elles portent. Elles veulent du confort et du style », dit-il, notant que les strings sont populaires dans la nouvelle génération des 20-30 ans.
Les spécialistes notent que ces audaces sont pour l’instant essentiellement limitées aux citadines, mais que...