Le Real Madrid, en crise, tente d’isoler pendant quelques jours à Murcie ses joueurs de football de la grogne de ses supporteurs, mais l’effectif des « galacticos » voit davantage cet éloignement comme une punition après ses récents revers.
« Prison de luxe », titrait hier à la une le quotidien sportif AS pour résumer « la mise au vert » du Real Madrid dans un hôtel de luxe, avec terrains de foot et piscine, de La Manga, près de Murcie, un lieu de rendez-vous classique des équipes préparant la saison.
« Il fallait casser la routine », explique le directeur du Real Jorge Valdano pour justifier cette décision du club, qui a improvisé le « stage » à la va-vite et prévenu ses joueurs in extremis et un par un, par téléphone portable.
Objectif : enrayer la série de mauvais résultats après la finale de Coupe d’Espagne perdue mi-mars contre Saragosse, l’élimination en quart de finale de la Ligue des champions par Monaco début avril et la perte de la tête du championnat après l’humiliante défaite, dimanche dernier, au stade Bernabeu (0-3 face à Osasuna).
Promotion
L’effectif devait quitter Madrid, hier après-midi, pour La Manga (environ 500 km de Madrid), qui s’était déjà retrouvée en début d’année sous les feux de l’actualité avec les accusations de viol contre des joueurs de l’équipe anglaise de Leicester, alors en stage dans cet endroit.
Les joueurs du Real reviendront demain soir à leur traditionnel lieu de mise au vert, dans un hôtel madrilène.
Hier, Ronaldo, qui même blessé est du voyage, devait effectuer une opération de promotion en compagnie de l’attaquant Fernando Torres (Atletico Madrid) et de la chanteuse La Mala Rodriguez dans une célèbre discothèque madrilène.
Mardi, Zinedine Zidane était, lui, dans les rues du quartier de Lavapies pour un tournage pour un autre sponsor. Raul était pour sa part dans une salle de congrès pour une promotion d’un autre parraineur, alors que David Beckham était empêtré dans ses problèmes conjugaux... Débordées, les vedettes vont donc être dans l’obligation de revoir leurs agendas et ont par conséquent modérément apprécié la décision du club.
« J’ai 31 ans et personne ne me dit ce que j’ai à faire », a estimé, avant la décision du club, Roberto Carlos, alors que, selon la presse, certains de ses coéquipiers se seraient plaints d’être traités comme des « enfants ».
« Fuite »
Hués dimanche par les spectateurs qui s’en étaient également pris à la direction, les joueurs ne trouveront en tout cas pas le soutien des supporteurs dans leur croisade pour leurs libertés individuels, « lors de leur temps libre ». Sur 3 000 votants volontaires sur le site Internet du journal Marca, 78 % estimaient que le club « n’avait pas à consulter les joueurs pour les concentrer » à La Manga.
Dans la presse, le stage, qui va coûter au club 318 euros par jour et par joueur, soulève un grand débat. « Une des erreurs du Real Madrid a été la grande permissivité envers ses joueurs exceptionnellement bien payés, estime Marca. Une chose est de pouvoir faire ce qu’on veut lors de son temps libre, une autre est qu’il n’y ait pas eu un plus grand contrôle sur les perpétuels voyages personnels faits à Paris, Londres ou Milan. »
Son concurrent AS rappelle que le club ne s’était même pas concentré avant la finale de la Coupe d’Espagne, et poursuit : « C’est un voyage vers nulle part. Cette mise au vert à la va-vite sent la fuite. Comme si en un jour et demi à La Manga, on allait revitaliser la tête et les jambes. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Real Madrid, en crise, tente d’isoler pendant quelques jours à Murcie ses joueurs de football de la grogne de ses supporteurs, mais l’effectif des « galacticos » voit davantage cet éloignement comme une punition après ses récents revers.
« Prison de luxe », titrait hier à la une le quotidien sportif AS pour résumer « la mise au vert » du Real Madrid dans un hôtel de luxe, avec terrains de foot et piscine, de La Manga, près de Murcie, un lieu de rendez-vous classique des équipes préparant la saison.
« Il fallait casser la routine », explique le directeur du Real Jorge Valdano pour justifier cette décision du club, qui a improvisé le « stage » à la va-vite et prévenu ses joueurs in extremis et un par un, par téléphone portable.
Objectif : enrayer la série de mauvais résultats après la finale de Coupe...