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Actualités - Chronologie

L’armée américaine avait renoncé à arrêter Sadr à l’automne dernier

L’armée américaine s’était préparée à l’automne à arrêter le chef radical chiite Moqtada Sadr, qui mène aujourd’hui ses miliciens contre les forces de la coalition, avant de renoncer à ses plans, redoutant d’enflammer l’opinion chiite. Le chef chiite a ainsi profité de ces six mois de liberté pour continuer à mettre en place sa milice, qui compte, selon le Pentagone, entre 3 et 6 000 hommes, et lancer une campagne violente contre l’occupation américaine. Des responsables militaires hésitent aujourd’hui à expliciter clairement les raisons pour lesquelles la 1re division armée, désignée en octobre pour mener l’arrestation de Sadr, n’a jamais reçu de feu vert. Sadr était déjà recherché pour sa participation au meurtre en avril d’un dignitaire religieux, Abdel Majid al-Khoï. Sa milice, l’Armée du mehdi, avait déjà mené des embuscades et des attaques à Bagdad et Kerbala contre les forces américaines. « Il est toujours préférable de résoudre une situation de manière pacifique et de permettre à la justice de faire son travail », a expliqué hier un responsable militaire, qui a requis l’anonymat, faisant référence au mandat d’arrêt délivré contre Sadr par un juge irakien. Et « il a fini par prendre la décision pour nous, en attaquant les forces de la coalition (ces derniers jours), et aujourd’hui, ce que vous voyez, c’est une action forte et résolue visant à défaire sa milice », a ajouté ce responsable. Un haut responsable de la Défense, interrogé sur les raisons de ce renoncement à arrêter Sadr à l’automne, reste encore plus vague, expliquant qu’il s’agissait d’une décision « opérationnelle » des commandants sur le terrain. « Vous préparez toutes sortes de plans d’action, mais ils ne sont pas toujours appliqués », ajoute-t-il. L’armée américaine a sans doute été largement paralysée par la nécessité d’éviter, par ses actions, d’enflammer l’opinion de la majorité chiite dans le pays. « Il y avait la question de savoir ce qui peut se passer si on arrête une figure religieuse, dans un contexte relativement instable », admet un responsable américain, qui n’a pas souhaité être identifié.
L’armée américaine s’était préparée à l’automne à arrêter le chef radical chiite Moqtada Sadr, qui mène aujourd’hui ses miliciens contre les forces de la coalition, avant de renoncer à ses plans, redoutant d’enflammer l’opinion chiite.
Le chef chiite a ainsi profité de ces six mois de liberté pour continuer à mettre en place sa milice, qui compte, selon le Pentagone, entre 3 et 6 000 hommes, et lancer une campagne violente contre l’occupation américaine.
Des responsables militaires hésitent aujourd’hui à expliciter clairement les raisons pour lesquelles la 1re division armée, désignée en octobre pour mener l’arrestation de Sadr, n’a jamais reçu de feu vert. Sadr était déjà recherché pour sa participation au meurtre en avril d’un dignitaire religieux, Abdel Majid al-Khoï. Sa milice,...