Comme dans le reste de l’UE, les électeurs de la quasi-totalité des anciens pays communistes ont infligé des défaites cuisantes à leurs gouvernements en place, dans une région où les traditions politiques ne sont pas encore figées.
De Prague à Tallinn, en passant par Budapest et Ljubljana, les partis d’opposition ont réussi à mieux mobiliser leurs électeurs pour un scrutin partout marqué par une abstention massive qui a atteint les 80 % en Slovaquie et en Pologne.
La couleur politique du gouvernement en place n’a pas trop compté. Car qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements des nouveaux pays de l’UE conduisent des réformes douloureuses pour finir d’adapter leur pays à l’Union européenne.
En Estonie, le parti de droite Res Publica du Premier ministre Juhan Parts a été défait par un étonnant parti social-démocrate qui, il y a quelques mois encore, n’osait pas s’afficher sous ce nom, de peur d’être associé aux communistes. En revanche, là où la sociale-démocratie est au pouvoir comme en Hongrie, en République tchèque et en Pologne, c’est la droite qui l’emporte.
À Prague, le Premier ministre social-démocrate tchèque Vladimir Spidla tablait sur un revers sérieux à mi-parcours de la législature. Mais, à la lecture des sondages préélectoraux, il ne s’attendait pas à la déroute que lui ont infligée la droite eurosceptique de l’ODS et les communistes nostalgiques de l’URSS, deux partis d’opposition hostiles à une plus grande intégration de l’UE, qui ont recueilli, à eux deux exactement, la moitié des voix (avec respectivement 30 et 20 % des voix). Pire, le parti CSSD de Vladimir Spidla ne s’est classé qu’en cinquième position avec moins de 9 % des voix.
En Pologne, les sociaux-démocrates du SLD-UP au pouvoir s’étaient fait une raison depuis longtemps. Mais avec 11 % des voix, ils sont largement distancés par la droite libérale proeuropéenne de la Plate-forme civique (28 %) et dépassés par deux partis antieuropéens, l’ultracatholique Ligue des familles polonaises (LPF) et le parti Samoobrona (Autodéfense) du populiste Andrzej Lepper, qui avoue admirer la politique économique d’Adolf Hitler.
En Hongrie, c’est le Fidesz, le parti conservateur de l’ancien Premier ministre Viktor Urban qui l’a emporté au détriment du Parti socialiste (MSZP) au pouvoir.
En Slovénie, les partis de centre-droit ont créé la surprise en remportant quatre des sept sièges qui sont réservés à ce petit pays issu de l’ancienne Yougoslavie.
Le même scénario s’est déroulé en Lettonie, où les partis de l’opposition de droite ont largement distancé la coalition au pouvoir. Le parti du Premier ministre Indulis Emsis Fermiers et Verts ne passe pas la barre des 5 % requis.
En Lituanie, les populistes sont placés largement. En Slovaquie, où le dépouillement des bulletins était très lent, les sondages préélectoraux donnaient l’avantage au populiste teinté de gauche Robert Fico.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Comme dans le reste de l’UE, les électeurs de la quasi-totalité des anciens pays communistes ont infligé des défaites cuisantes à leurs gouvernements en place, dans une région où les traditions politiques ne sont pas encore figées.
De Prague à Tallinn, en passant par Budapest et Ljubljana, les partis d’opposition ont réussi à mieux mobiliser leurs électeurs pour un scrutin partout marqué par une abstention massive qui a atteint les 80 % en Slovaquie et en Pologne.
La couleur politique du gouvernement en place n’a pas trop compté. Car qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements des nouveaux pays de l’UE conduisent des réformes douloureuses pour finir d’adapter leur pays à l’Union européenne.
En Estonie, le parti de droite Res Publica du Premier ministre Juhan Parts a été défait par un...