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Actualités - Chronologie

Malmenée par les eurosceptiques, la classe politique britannique se réveille endolorie

La classe politique britannique tentait hier de se relever de ses déroutantes élections européennes, chamboulées par un parti marginal avocat d’un retrait de l’UE, qui a réussi à mettre au tapis et les travaillistes au pouvoir et l’opposition conservatrice. Le triomphe du petit Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui s’est adjugé 12 des 78 sièges de députés alloués à la Grande-Bretagne au Parlement de Strasbourg, avec ses vues foncièrement hostiles à l’Europe, était accueilli avec un relatif silence hier matin des partis traditionnels. Pour la première fois de l’histoire du pays, les travaillistes et les conservateurs ont totalisé moins de la moitié des suffrages exprimés. Une déroute qui a touché avant tout une opposition méfiante vis-à-vis de l’intégration européenne, mais qui a subi une hémorragie de ses électeurs vers le plus radical UKIP. Hors Écosse et Irlande du Nord, le Parti conservateur a obtenu 26,7 % des voix (27 sièges), subissant une dégringolade par rapport aux 36 % récoltés il y a cinq ans. Les travaillistes de Tony Blair, plus proeuropéens mais confrontés à une opinion publique réfractaire aux sirènes bruxelloises, ne sont pas en reste. Ils chutaient de 6 points, en totalisant 22,6 % des voix et 19 sièges. Chacun des deux partis se montrait du doigt hier, à défaut de faire son mea culpa. Le ministre des Affaires étrangères Jack Straw, qui participait hier au Luxembourg à une rencontre avec ses homologues de l’UE, a tenu à préciser que les conservateurs avaient reçu la gifle la plus sévère. « Dans toute l’Europe, nous avons vu des gouvernements en place recevoir des votes protestataires significatifs », a admis M. Straw. Pour lui, les leçons des élections européennes sont claires : « Ce que les gens veulent, c’est voir une Union européenne travailler sur les questions pour lesquelles elle est meilleure et plus efficace que des nations individuelles. Mais les gens veulent aussi sentir qu’ils ont un gouvernement plus proche d’eux. » Reste finalement à voir si les principales formations politiques britanniques vont oui ou non durcir leurs discours sur l’Europe, alors que des élections législatives pourraient être convoquées au printemps 2005.
La classe politique britannique tentait hier de se relever de ses déroutantes élections européennes, chamboulées par un parti marginal avocat d’un retrait de l’UE, qui a réussi à mettre au tapis et les travaillistes au pouvoir et l’opposition conservatrice. Le triomphe du petit Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui s’est adjugé 12 des 78 sièges de députés alloués à la Grande-Bretagne au Parlement de Strasbourg, avec ses vues foncièrement hostiles à l’Europe, était accueilli avec un relatif silence hier matin des partis traditionnels.
Pour la première fois de l’histoire du pays, les travaillistes et les conservateurs ont totalisé moins de la moitié des suffrages exprimés. Une déroute qui a touché avant tout une opposition méfiante vis-à-vis de l’intégration européenne, mais qui a...