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États-Unis À New York, les reliques du «Titanic» suscitent toujours la fascination

«J’ai lu, à dix ans, l’histoire de ce bateau et je ne m’en suis jamais remis. » Le Titanic ne cesse de fasciner, et, comme Donijale McRae, ils étaient des centaines de passionnés à convoiter des reliques du paquebot naufragé mises en vente jeudi à New York. « C’est devenu une obsession, d’abord à cause du mystère, raconte ce maquilleur professionnel. Puis l’épave a été retrouvée mais la fascination est restée. C’est une époque, un style de vie, et tant d’histoires humaines ». Sous une grande tente blanche plantée dans South Street Seaport, l’ancien port historique de New York, les candidats à l’achat sont là, mais aussi les curieux, beaucoup d’hommes et de cheveux gris, pour des enchères présentées par la maison de ventes Guernsey comme les plus importantes jamais organisées pour le Titanic. Catalogue en mains, Donijale aimerait « un verre, une porcelaine, je pourrais imaginer qui l’a utilisé, c’est acheter un morceau de légende, de rêve ». Disparu le 14 avril 1912 lors de son voyage inaugural Southampton-New York en faisant 1 490 morts sur 2 201 passagers, le Titanic a laissé peu d’objets. Si des milliers de pièces ont été remontées depuis que l’épave a été retrouvée en 1985 au large de Terre-Neuve, celles vendues jeudi ont toutes été récupérées au moment du naufrage, sauvées par des survivants ou repêchées par les bateaux venus chercher des corps. Ainsi cette moitié de gilet de sauvetage, qui aurait été retrouvée sur un corps par le bateau Mackay-Bennett (estimée entre 30000 et 40000 dollars). Ou ce menu de première classe, petit format parfaitement conservé qui, des « hors d’œuvres variés » à la tarte à la rhubarbe, décrit le dernier dîner des premières classes, le soir du naufrage. Il n’existe que trois exemplaires connus de cette pièce, estimée entre 80 et 100 000 dollars. Ou ce morceau de balustrade en chêne sculpté, cette chaise longue (estimée 60 000 dollars), ce coffre retrouvé flottant et contenant un bracelet, une blouse et un sac de velours (15 à 20 000 dollars le lot). Venus du Massachusetts (nord-est), John Camillieri et son épouse rêvent de ce pin’s de cuivre et émail, frappé du nom « Titanic », dont il n’existe que deux exemplaires rescapés. Prix estimé: 24 à 30000 dollars. « Le Titanic, c’est la nostalgie, l’histoire, les histoires auxquelles on peut tous s’identifier », de la première à la dernière classe, explique John. Mais faute de moyens, le couple doit se replier sur les objets venus d’autres transatlantiques, également proposés jeudi, en tentant sa chance avec une panière à pain venue de l’Andrea Doria (325 dollars). Dans les vitrines près de la tente, une petite dame fixe quelques objets venus du paquebot italien Andrea Doria: une tasse, une bouteille de champagne couverte de coquillages. Elle en a la chair de poule, dit-elle. «En 1955, j’ai émigré en Amérique par ce bateau, la traversée a duré 12 jours, c’était beau, comme un rêve, raconte Flavia Cristello, débarquée de Naples. On venait chercher une autre vie, la guerre avait tout détruit. Le bateau, lui, a coulé l’année suivante». Plus abordables aussi, les publicités, comme celle de la White Star Line vantant ses « navires à vapeur les plus grands du monde: l’Olympic et le Titanic (en construction à Belfast, Irlande) ». Ou des photos («l’iceberg un jour après»). Ou encore des éléments de décor du célèbre film de James Cameron. Toutes ces pièces appartenaient à un Canadien et deux Américains, regroupés pour donner plus de poids à la vente, qui a attiré des gens du monde entier, de l’Ohio à l’Irlande.
«J’ai lu, à dix ans, l’histoire de ce bateau et je ne m’en suis jamais remis. » Le Titanic ne cesse de fasciner, et, comme Donijale McRae, ils étaient des centaines de passionnés à convoiter des reliques du paquebot naufragé mises en vente jeudi à New York.
« C’est devenu une obsession, d’abord à cause du mystère, raconte ce maquilleur professionnel. Puis l’épave a été retrouvée mais la fascination est restée. C’est une époque, un style de vie, et tant d’histoires humaines ». Sous une grande tente blanche plantée dans South Street Seaport, l’ancien port historique de New York, les candidats à l’achat sont là, mais aussi les curieux, beaucoup d’hommes et de cheveux gris, pour des enchères présentées par la maison de ventes Guernsey comme les plus importantes jamais organisées pour le...