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Farès : « Notre problème, c’est que nous politisons tout »

« Nos problèmes chroniques au Liban découlent du fait que nous mêlons la politique à tout, même à la justice, à l’Administration et à l’éducation. Nous conférons aussi à toute chose un caractère confessionnel, même aux pommes, aux raisins, aux olives et au tabac. » C’est ce que le vice-président du Conseil, Issam Farès, a déclaré hier, en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait de commenter la situation locale. M. Farès a insisté sur le fait que toutes ses idées et ses propositions, qu’il s’agisse du règlement du problème que pose la dette, ou de toute autre affaire publique, « ne recèlent aucun objectif ou arrière-pensée personnels ». « Elles émanent de mes convictions au sujet des choix et des positions qui sont dans l’intérêt du pays et du peuple », a-t-il ajouté. Le n° 2 du gouvernement a affirmé que s’il fait preuve parfois d’une « franchise excessive », c’est parce qu’il « réalise la gravité de la situation, notamment sur les plans financier, économique et social ». Cette situation nécessite, selon lui, « une mobilisation de tous les potentiels afin de trouver les solutions requises avant qu’il ne soit trop tard ». Le vice-président du Conseil a en outre insisté sur la nécessité pour les autorités constitutionnelles de pouvoir assumer chacune ses obligations, sans interférences entre elles : « Le Législatif doit pouvoir légiférer et contrôler l’action du gouvernement ; l’Exécutif doit assumer son rôle et l’autorité judiciaire doit veiller à faire régner la justice et la confiance entre les individus. » M. Farès, qui doit quitter Beyrouth pour un voyage de courte durée, a reçu hier, avant son départ, le procureur général près la Cour de cassation, Adnane Addoum, avec qui il a passé en revue des questions de sécurité.
« Nos problèmes chroniques au Liban découlent du fait que nous mêlons la politique à tout, même à la justice, à l’Administration et à l’éducation. Nous conférons aussi à toute chose un caractère confessionnel, même aux pommes, aux raisins, aux olives et au tabac. » C’est ce que le vice-président du Conseil, Issam Farès, a déclaré hier, en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait de commenter la situation locale.
M. Farès a insisté sur le fait que toutes ses idées et ses propositions, qu’il s’agisse du règlement du problème que pose la dette, ou de toute autre affaire publique, « ne recèlent aucun objectif ou arrière-pensée personnels ». « Elles émanent de mes convictions au sujet des choix et des positions qui sont dans l’intérêt du pays et du peuple », a-t-il...