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Nigeria Une querelle de minaret fait des dizaines de morts

Des dizaines de personnes auraient été tuées depuis mardi à Numan, une ville de l’État nigérian à dominante musulmane de l’Adamawa, à la suite d’un litige portant sur la reconstruction du minaret d’une mosquée détruite l’an dernier lors de violences islamo-chrétiennes. La police avait fait état mercredi d’au moins sept personnes tuées lors de déprédations commises par des chrétiens contre des musulmans qui reconstruisaient le minaret, un an après un premier incendie de l’édifice à la faveur de violences qui avaient fait huit morts. « Beaucoup de gens ont péri dans ces nouvelles violences. On compterait les morts par dizaines. Mais personne ne peut actuellement donner un chiffre exact », a déclaré un porte-parole de l’État de l’Adamawa. Selon lui, la police a compté neuf corps mais de nombreux autres auraient été immergés dans la rivière locale. Les forces de sécurité, a-t-il précisé, ont rétabli l’ordre. Un couvre-feu nocturne a été imposé. Quatre cents militaires ont été dépêchés en renfort à Numan, avec ordre de tirer à vue sur les émeutiers. Les violences avaient éclaté mardi lorsque des jeunes de la tribu chrétienne bachama avaient sommé les ouvriers de cesser leurs travaux de réfection du minaret, dont un chef local se plaignait qu’il allait être plus haut que le précédent et faire de l’ombre dans sa cour. Un millier de personnes ont péri depuis mai dans des heurts entre tribus chrétiennes et musulmanes rivales dans le nord du Nigeria, le pays plus peuplé d’Afrique.
Des dizaines de personnes auraient été tuées depuis mardi à Numan, une ville de l’État nigérian à dominante musulmane de l’Adamawa, à la suite d’un litige portant sur la reconstruction du minaret d’une mosquée détruite l’an dernier lors de violences islamo-chrétiennes.
La police avait fait état mercredi d’au moins sept personnes tuées lors de déprédations commises par des chrétiens contre des musulmans qui reconstruisaient le minaret, un an après un premier incendie de l’édifice à la faveur de violences qui avaient fait huit morts. « Beaucoup de gens ont péri dans ces nouvelles violences. On compterait les morts par dizaines. Mais personne ne peut actuellement donner un chiffre exact », a déclaré un porte-parole de l’État de l’Adamawa. Selon lui, la police a compté neuf corps mais de nombreux...