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Actualités - Chronologie

De plus en plus de civils US assurent la sécurité en Irak

Les images choquantes des quatre Américains tués et mutilés à Falloujah illustrent l’implication de plus en plus importante de civils pour assurer des missions de sécurité en Irak, qui permet à l’armée américaine de réduire progressivement ses effectifs déployés sur place. Ces civils, employés par plusieurs sociétés spécialisées, ont pris une importance inédite, et souvent peu connue, depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Anciens policiers ou membres des corps d’élite de l’armée pour la plupart, ils gagnent bien leur vie en Irak avec des salaires mensuels de plus de 15 000 dollars. Mais leur encadrement ou leur formation les rend plus vulnérables au danger, estiment plusieurs experts de défense. Ils bénéficient généralement de moins d’informations sur l’existence de menaces et les zones à éviter, et sont perçus par la guérilla irakienne comme une extension de l’armée d’occupation. Les victimes de l’embuscade mercredi à Falloujah étaient employées par la société Blackwater Security Consulting, chargée d’assurer la sécurité de convois de nourriture, de désamorcer des engins explosifs ou encore de fournir des gardes pour la protection de l’administrateur américain Paul Bremer. Créée en 1996 en Caroline du Nord (Est) par un ex-soldat d’élite de la Marine américaine, Blackwater doit son succès au Pentagone qui recrute de plus en plus de civils pour décharger les militaires d’un certain nombre de tâches. Depuis 2002, elle a engrangé 57 millions de dollars de contrats, selon la presse locale qui cite des sources gouvernementales. Selon Lawrence Korb, ancien secrétaire à la Défense adjoint sous la présidence de Ronald Reagan, « pour le gouvernement, cela reste moins cher, car il n’y a pas tous les frais annexes et permet plus de souplesse : pas besoin de se demander à la fin d’une mission s’il faut réduire la taille de l’armée, les civils terminent leur contrat, et c’est tout », explique-t-il. Pour donner un exemple, aujourd’hui en Irak, « c’est Halliburton qui nourrit l’armée. Ce qui permet aux militaires qui étaient de corvée de cuisine de servir dans les unités de combat », dit M. Korb.
Les images choquantes des quatre Américains tués et mutilés à Falloujah illustrent l’implication de plus en plus importante de civils pour assurer des missions de sécurité en Irak, qui permet à l’armée américaine de réduire progressivement ses effectifs déployés sur place.
Ces civils, employés par plusieurs sociétés spécialisées, ont pris une importance inédite, et souvent peu connue, depuis l’invasion de l’Irak en 2003.
Anciens policiers ou membres des corps d’élite de l’armée pour la plupart, ils gagnent bien leur vie en Irak avec des salaires mensuels de plus de 15 000 dollars. Mais leur encadrement ou leur formation les rend plus vulnérables au danger, estiment plusieurs experts de défense.
Ils bénéficient généralement de moins d’informations sur l’existence de menaces et les zones à...