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Actualités - Chronologie

Après avoir éliminé cheikh Yassine, Sharon menace Arafat

Dix jours après avoir fait assassiner le leader du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, le Premier ministre israélien Ariel Sharon est monté d’un cran dans ses menaces contre le dirigeant palestinien Yasser Arafat en n’écartant pas son élimination physique. une option à laquelle Washington s’est opposé. Depuis que le cabinet de sécurité israélien a pris le 11 septembre dernier la décision de principe de « se débarrasser » de Yasser Arafat, considéré comme « un obstacle à la paix », M. Sharon s’est gardé de parler d’une élimination physique de son vieil ennemi, bien que son numéro deux, Ehud Olmert, eut affirmé qu’il s’agissait d’« une des options » examinées par Israël. Mais, dans des déclarations publiées hier, M. Sharon a affirmé que le dirigeant palestinien « n’avait aucune assurance » sur la vie, n’excluant pas son élimination. « Je ne lui proposerais pas de se sentir protégé. Je ne proposerais à aucune compagnie d’assurances de l’assurer » sur sa vie, a déclaré M. Sharon au quotidien Haaretz. « Quiconque tue un juif ou frappe un citoyen israélien ou envoie quelqu’un tuer des juifs est un homme dont le sang retombera sur la tête », autrement dit qui sera responsable de sa propre mort, a ajouté M. Sharon. Ce durcissement de ton est d’autant plus surprenant que M. Sharon s’était dit en octobre hostile même à une expulsion de Yasser Arafat, estimant dans une interview au Jerusalem Post que cela « ne sera pas bon pour Israël ». Soufflant le chaud et le froid, M. Sharon avait par la suite affirmé devant le Parlement la volonté d’Israël d’« évincer Yasser Arafat de la scène politique » avant de proclamer publiquement que son pays n’avait pas de projet de tuer le chef de l’OLP. Ayant exclu tour à tour de l’expulser puis de l’assassiner, M. Sharon était confronté à un véritable dilemme pour appliquer la décision de son cabinet de sécurité de se débarrasser d’un homme qui continue de tirer les ficelles du pouvoir en dépit de son isolement à Ramallah (Cisjordanie). L’assassinat par l’armée israélienne de cheikh Yassine, qui était la deuxième plus importante personnalité dans les territoires palestiniens après M. Arafat, dans un raid à Gaza le 22 mars, semble avoir changé la donne. Alors qu’une élimination physique de M. Arafat n’était plus d’actualité, un sondage publié par la presse au lendemain de l’assassinat de cheikh Yassine avait révélé qu’une majorité d’Israéliens souhaitait un sort similaire au leader palestinien. Un proche conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz a même estimé quelques heures après l’assassinat de cheikh Yassine que M. Arafat était encore plus dangereux que le chef du Hamas, alors que le chef d’État-major de l’armée israélienne, le général Moshe Yaalon, a laissé entendre le lendemain que M. Arafat, tout comme le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, pourrait être dans le collimateur de ses troupes. Dans ce contexte, M. Sharon semble avoir lui aussi opté pour un durcissement, du moins verbal, contre M. Arafat, ce qui lui permet d’apparaître en position de force au moment où il tente de rallier sa coalition et son parti le Likoud à son plan de retrait unilatéral qu’il envisage de mettre en œuvre dans la bande de Gaza. Ce retrait est en effet présenté par les détracteurs de M. Sharon comme une « défaite » face aux groupes radicaux palestiniens et une victoire pour les Palestiniens que M. Arafat incarne aux yeux du public israélien. L’Autorité palestinienne a dénoncé hier comme « une escalade sans précédent » la nouvelle menace de M. Sharon. « C’est une menace sérieuse et grave qui vise à torpiller le processus de paix », a déclaré Nabil Abou Roudeina, le principal conseiller de M. Arafat. Washington opposé Les États-Unis ont, de leur côté, demandé hier à Israël de ne pas s’en prendre au dirigeant palestinien. « Notre position sur de telles questions – l’exil ou l’assassinat de Yasser Arafat – est très bien connue. Nous (y) sommes opposés et nous l’avons fait très clairement savoir au gouvernement d’Israël », a déclaré le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage.
Dix jours après avoir fait assassiner le leader du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, le Premier ministre israélien Ariel Sharon est monté d’un cran dans ses menaces contre le dirigeant palestinien Yasser Arafat en n’écartant pas son élimination physique. une option à laquelle Washington s’est opposé.

Depuis que le cabinet de sécurité israélien a pris le 11 septembre dernier la décision de principe de « se débarrasser » de Yasser Arafat, considéré comme « un obstacle à la paix », M. Sharon s’est gardé de parler d’une élimination physique de son vieil ennemi, bien que son numéro deux, Ehud Olmert, eut affirmé qu’il s’agissait d’« une des options » examinées par Israël. Mais, dans des déclarations publiées hier, M. Sharon a affirmé que le dirigeant palestinien « n’avait aucune assurance » sur...