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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Le dollar ragaillardi par la perspective de hausse des taux US

L’euro a continué de battre en retraite sur les marchés des changes pour s’installer sous le seuil de 1,21 $ pour la première fois depuis fin mai, alors que le billet vert poursuivait son embellie au lendemain des propos du président de la Fed, Alan Greenspan, sur les taux d’intérêt US. Ces propos, qui ont évoqué la possibilité d’un relèvement imminent du loyer de l’argent aux États-Unis afin d’enrayer les signes inflationnistes liés à la hausse des prix pétroliers, ont donc relancé un fort courant de prises de bénéfices sur l’euro. Ce mouvement a été nourri hier par la multiplication des sabotages sur les infrastructures pétrolières au nord de l’Irak, risquant de compromettre l’approvisionnement des marchés en brut et d’entraîner une hausse des prix énergétiques. En outre, les fondamentaux de l’économie en zone euro sont restés encore une fois à l’actif du dollar, le privilégiant sur les autres grandes monnaies, y compris le yen malgré la révision en hausse du PIB japonais de 5,6 % à 6,1 % en rythme annuel au 1er trimestre 2004. Les opérateurs ont donc été très sensibilisés par la diminution de 12,05 % de l’excédent commercial allemand en avril sur un mois à 14,6 mds EUR consécutivement à la baisse de 4,3 % des exportations pendant la même période en raison de la hausse de l’euro. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que le nombre des chômeurs en Allemagne pourrait atteindre 5 millions au début de l’année prochaine sur des craintes liées au ralentissement de la conjoncture dans la 1re économie de la zone euro. Cela étant, les perspectives de hausse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire aujourd’hui, après les bons chiffres de la production industrielle britannique, n’ont guère entamé la fermeté du dollar face aux monnaies européennes. C’est ainsi qu’à New York, l’euro s’est négocié en nouvelle et forte baisse de 1,75 % à 1,2045 $ contre 1,2260 $ la veille. Les Bourses en baisse Les craintes de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis ont fait tomber la Bourse US dans le rouge. En l’absence d’indicateurs économiques ou autre catalyseur, les opérateurs ont ainsi estimé devoir prendre leurs gains sur certaines sociétés après le report sine die de la publication de l’indice des prix à la production en mai à la semaine prochaine renforçant l’hypothèse d’un durcissement de la politique monétaire de la Fed. Cela d’autant que tous les marchés financiers US seront fermés vendredi pour les funérailles d’État de l’ancien président Ronald Reagan. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses du Vieux Continent ont fini en baisse sur des prises de bénéfices dans le sillage de Wall Street. L’abaissement par UBS de sa recommandation sur Capgemini a également pesé sur le secteur de la haute technologie et des télécoms. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere, qui avaient bien progressé ces derniers jours, ont subi des prises de bénéfices hier les ramenant de 8,77 $ à 8,02 $ et de 8,72 $ à 8,39 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a continué de battre en retraite sur les marchés des changes pour s’installer sous le seuil de 1,21 $ pour la première fois depuis fin mai, alors que le billet vert poursuivait son embellie au lendemain des propos du président de la Fed, Alan Greenspan, sur les taux d’intérêt US. Ces propos, qui ont évoqué la possibilité d’un relèvement imminent du loyer de l’argent aux États-Unis afin d’enrayer les signes inflationnistes liés à la hausse des prix pétroliers, ont donc relancé un fort courant de prises de bénéfices sur l’euro. Ce mouvement a été nourri hier par la multiplication des sabotages sur les infrastructures pétrolières au nord de l’Irak, risquant de compromettre l’approvisionnement des marchés en brut et d’entraîner une hausse des prix énergétiques. En outre, les...