Le règlement est ainsi fait. Pas sûr que l’équité sportive en sorte indemne, mais c’est, paraît-il, « bon pour le business », selon les termes de David Stern, commissaire général de la NBA.
Avant d’aborder la dernière ligne droite avant le play-off, les franchises NBA avaient le droit de chambouler encore leurs effectifs. Certaines, comme les New York Knicks, en ont profité pour tout revoir du sol au plafond et se remettre dans le sens de la marche.
D’autres ont simplement raisonné sur le terrain économique, dégraissant des masses salariales trop chargées afin de repartir à l’assaut du marché une fois l’été venu. L’exemple type de ce calcul à court terme est venu d’Atlanta où opère le rookie français Boris Diaw, arrivé de Pau-Orthez à l’automne.
Guère brillants, mais pas encore mathématiquement hors course pour la phase finale, les dirigeants des Hawks ont néanmoins cassé leur équipe. Le départ pour Portland de trois joueurs, dont surtout la paire formée par le rebondeur Abdur-Rahim et le contreur Ratliff, qui valait jusque-là 30 points et plus de 15 rebonds de moyenne, met un coup d’arrêt aux ambitions de la franchise géorgienne.
Cette franchise, dont le seul titre NBA remonte à près d’un demi-siècle, a enrôlé deux garçons en fin de contrat : le vieillissant Person et surtout l’ingérable Rasheed Wallace, aussi fou que talentueux. Mais après un seul match, le meilleur scoreur et rebondeur des Blazers la saison passée est finalement reparti, dans le cadre d’un nouvel échange, vers Detroit ! « Je savais déjà qu’en NBA, il faut s’attendre à tout. Mais, alors que l’équipe commençait à se trouver, cet échange met fin à nos espoirs. Et je vais perdre le pari que j’avais fait de retrouver Tony Parker en play-off », a commenté, non sans ironie, le jeune Diaw rapidement intégré au cinq majeur d’Atlanta.
Aux États-Unis, le basket-ball, sport majeur comme le base-ball, le football américain et le hockey, tient un rôle essentiel dans la vie quotidienne.
Ballons prisonniers
Il est pratiqué partout, y compris en prison avec une détermination parfois surprenante. Ainsi, dans l’immense établissement de Fort Dixon (New Jersey), l’enthousiasme des 4 000 détenus a nécessité la création de... trois divisions. Les prisonniers disputent un véritable championnat, régi par des arbitres, des dirigeants, et ont même leurs propres stars. La notoriété de Ron Paul, capable un jour de marquer 65 points sur un match, est par exemple parvenue à l’extérieur des murs de la prison.
Il paraît que la seule présence de cet excellent joueur de 31 ans, libérable en novembre 2005 après huit ans de prison pour différents délits, remplit régulièrement le gymnase de Fort Dixon. Celui-ci compte pourtant un millier de places.
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