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Actualités - Chronologie

La police française se mobilise contre le groupe qui fait chanter l’État

Les services de police en France se mobilisaient pour tenter de mettre la main sur le groupe inconnu qui fait chanter le gouvernement en menaçant de saboter le réseau ferré. La préoccupation était d’autant plus vive que le groupe, qui garde le silence, a menacé, dans une lettre aux autorités, de faire exploser deux bombes si l’affaire était révélée. « Comme mesure de rétorsion en cas de tromperie ou d’action quelconque, AZF restera silencieux 15 jours durant, ce qui implique l’interruption du trafic ferroviaire ainsi que la probabilité d’une ou de deux explosions hors réseau », selon un extrait de cette lettre, citée hier par le quotidien Le Monde. Le groupe, qui s’est baptisé AZF, menace de faire sauter une dizaine de bombes sur le réseau ferré si les pouvoirs publics ne lui remettent pas 4 millions de dollars et un million d’euros. Alors que quelque 10 000 cheminots ont inspecté pendant deux jours, sans signaler d’anomalie, les quelque 32 000 km de voies ferrées françaises, les autorités ont mis en œuvre des moyens exceptionnels pour tenter de localiser le groupe. Ainsi, selon le quotidien de gauche Libération, l’armée de l’air française a mis à la disposition de la police un avion radar Awacs pour une opération fin février, de remise de rançon qui a échoué, en raison d’une erreur de localisation de l’endroit où devait être déposé l’argent. La police ne semble guère disposer actuellement d’éléments qui permettraient de débusquer les inconnus – au moins deux hommes et une femme, selon diverses sources – qui se cachent derrière le sigle AZF. Alors que la thèse d’un groupe lié à des islamistes ou à des mouvements nationalistes semble écartée, le ministre de la Justice, Dominique Perben, a évoqué la possibilité d’une affaire relevant du banditisme, soulignant toutefois qu’il pouvait s’agir « de gens suffisamment dangereux pour qu’on prenne très au sérieux cette affaire ». L’éventualité d’un simple canular n’en a pas moins a été évoquée par la presse, le quotidien populaire France-Soir estimant qu’AZF pouvait seulement vouloir « ridiculiser les pouvoirs publics ». L’affaire ne semblait pas préoccuper la population outre mesure.

Les services de police en France se mobilisaient pour tenter de mettre la main sur le groupe inconnu qui fait chanter le gouvernement en menaçant de saboter le réseau ferré. La préoccupation était d’autant plus vive que le groupe, qui garde le silence, a menacé, dans une lettre aux autorités, de faire exploser deux bombes si l’affaire était révélée.
« Comme mesure de rétorsion en cas de tromperie ou d’action quelconque, AZF restera silencieux 15 jours durant, ce qui implique l’interruption du trafic ferroviaire ainsi que la probabilité d’une ou de deux explosions hors réseau », selon un extrait de cette lettre, citée hier par le quotidien Le Monde.
Le groupe, qui s’est baptisé AZF, menace de faire sauter une dizaine de bombes sur le réseau ferré si les pouvoirs publics ne lui remettent pas 4 millions...