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Actualités - Chronologie

Sharon s’en prend au « gouvernement d’assassins » de Qoreï

Ariel Sharon s’en est pris de manière virulente au Premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, en qualifiant son cabinet de « gouvernement d’assassins et de menteurs». « Il sera impossible de parvenir à un accord quelconque avec ce gouvernement », déclare le Premier ministre israélien dans une interview au quotidien Yediot Aharonot. Interrogé sur la déclaration d’Ariel Sharon, Ahmed Qoreï a répondu : « Nous n’avons pas d’assassins dans nos rangs. Nous avons une cause. Nous faisons partie de ce peuple bon, patient et opiniâtre. Cette déclaration est donc totalement inacceptable. » Lundi déjà, le chef du Likoud, dont le mur est actuellement au banc des accusés devant la Cour internationale de justice de La Haye, avait déclaré qu’il ne négocierait pas avec la direction palestinienne actuelle car elle ne remplissait pas les engagements pris dans le cadre de la « feuille de route ». Le Premier ministre israélien a également exclu toute idée d’échange entre des colonies juives de Cisjordanie et des terres habitées par des Arabes israéliens – une éventualité évoquée au début du mois par un haut responsable de son gouvernement. Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a, de son côté, « catégoriquement » rejeté hier toute idée de déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza après un retrait israélien, en réaction à une proposition française en ce sens. « Je suis catégoriquement opposé au déploiement d’une telle force d’interposition qui mènerait à l’internationalisation du conflit », a déclaré M. Shalom, selon un communiqué du ministère. « Accepter une force d’interposition à Gaza préparerait le terrain à accepter son déploiement en Judée Samarie (Cisjordanie) et en fin de compte à Jérusalem », a mis également en garde M. Shalom. Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, avait proposé la semaine dernière le déploiement d’une force d’interposition à Gaza après le démantèlement des colonies israéliennes envisagé par Israël. M. Sharon a dévoilé début février son projet de démantèlement des 17 colonies de Gaza. Ce projet s’inscrit dans un plan plus vaste de séparation d’avec les Palestiniens qu’il souhaiterait mettre en application avec l’accord des États-Unis. On apprenait par ailleurs hier que le chef du Mossad, le service de renseignements israélien, le général de réserve Meir Dagan, s’était rendu ces derniers jours en Égypte pour discuter de ce possible retrait israélien de la bande de Gaza. Israël veut s’assurer qu’en cas de retrait de la zone frontalière, les autorités égyptiennes empêcheront l’entrée d’armes dans la bande de Gaza. Les projets du Hamas pour la bande de Gaza L’autre inconnue concerne les plans du Hamas en cas de retrait israélien de la bande de Gaza. Si le mouvement islamiste a démenti vouloir prendre le contrôle de Gaza, les autorités israéliennes craignent de voir ce mouvement supplanter l’Autorité palestinienne dans ce territoire. « Le Hamas susceptible de prendre le contrôle de Gaza », pouvait-on ainsi lire la semaine dernière sur la une du Yediot Aharonot. Pour l’orientaliste israélien Emmanuel Sivan, tout cela est « du vent ». « Cela ne correspond pas à la stratégie du Hamas qui tend à prendre le contrôle de la société (palestinienne) en lui procurant un soutien dans le domaine de la santé, de l’éducation et du bien-être social », explique-t-il. « Ce mouvement est trop jeune pour s’emparer du pouvoir, et la pression internationale aurait tôt fait de lui couper les fonds », estime-t-il. Mais, ajoute-t-il, il est essentiel que l’évacuation des 17 des 21 colonies de Gaza évoquée par M. Sharon soit coordonnée avec l’Autorité palestinienne. Israël tire la sonnette d’alarme au sujet du Hamas pour tenter de pousser l’Autorité palestinienne à réagir, estime de son côté l’analyste palestinien Ali Jarbawi. Jibril Rajoub, conseiller pour la sécurité nationale de Yasser Arafat, avait en outre récemment déclaré : « Nous les combattrons et nous les empêcherons de s’emparer de la bande de Gaza. »
Ariel Sharon s’en est pris de manière virulente au Premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, en qualifiant son cabinet de « gouvernement d’assassins et de menteurs». « Il sera impossible de parvenir à un accord quelconque avec ce gouvernement », déclare le Premier ministre israélien dans une interview au quotidien Yediot Aharonot.
Interrogé sur la déclaration d’Ariel Sharon, Ahmed Qoreï a répondu : « Nous n’avons pas d’assassins dans nos rangs. Nous avons une cause. Nous faisons partie de ce peuple bon, patient et opiniâtre. Cette déclaration est donc totalement inacceptable. » Lundi déjà, le chef du Likoud, dont le mur est actuellement au banc des accusés devant la Cour internationale de justice de La Haye, avait déclaré qu’il ne négocierait pas avec la direction palestinienne actuelle car elle ne...