Français, Allemands, Japonais, ils sont de plus en plus nombreux à fuir les stations de ski d’Europe continentale, prises d’assaut en hiver, pour se réfugier en Laponie, promesse de solitude, d’espaces vierges et d’aurores boréales.
Amateurs de cordées, s’abstenir: sommet de la région nordique, le Kebnekaise culmine en Suède à 2 114 mètres, prenant à peine le Mont-Blanc à la taille.
Mais la Norvège, la Suède et la Finlande septentrionales, qui accueillent tout de même chaque année des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin, compensent leur modeste relief par d’autres vertiges.
Saariselkae, à 1 100 km au nord d’Helsinki et 250 km au-dessus du cercle polaire arctique, se trouve au cœur du plus vaste espace sauvage d’Europe de l’Ouest. La densité de la population, l’une des plus faibles du Vieux Continent, y est de 0,5 habitant par kilomètre carré.
« Nous sommes venus ici pour vivre quelque chose de différent », explique Nathalie Chwal, de Poitiers (France), en vacances avec son mari et leurs trois enfants.
De retour d’un safari en motoneige, ses deux filles, Celia et Jossia, s’apprêtent à piquer une tête dans la grande piscine de l’hôtel avant de s’offrir une suée dans le sauna, véritable institution en Finlande. « Nous avons demandé aux enfants s’ils préféraient passer deux semaines en Martinique comme l’an passé ou une semaine en Laponie. D’emblée, ils ont choisi la Laponie », ajoute-t-elle.
Par des températures polaires, on peut ici, sans crainte de se marcher sur les skis, randonner en raquettes ou en traîneau, à ski de fond ou à motoneige, pêcher au trou et visiter – airelle sur le gâteau au safran – les villages lapons et leurs élevages de rennes.
Environ 10% des 500 000 touristes visitant Saariselkae chaque année viennent de l’étranger, un chiffre en constante progression, assure Maria Astren-Riipi, chargée de promouvoir le tourisme local.
La plupart des hôtels et sociétés de loisirs recrutent d’ailleurs pour la saison des guides de langue maternelle allemande, française et japonaise, principaux pays clients.
Mme Astren-Riipi convient que la région ne saurait rivaliser avec l’Europe continentale sur le ski alpin. « Mais avec 230 km de pistes, nous sommes sans doute la première station de ski de fond d’Europe ». Une large portion de ces pistes courant dans un parc national, où la circulation des engins motorisés est interdite, les fondeurs sont assurés de n’entendre que le frottement de leurs skis sur la neige et le souffle du vent dans les arbres.
Le footballeur David Beckham ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui a emmené femme et enfants passer les dernières vacances de Noël à Muonio, en Laponie finlandaise, pour se mettre en congé de la coutumière nuée de paparazzis accompagnant chacun de ses déplacements. La petite histoire dit qu’il s’y est gelé le nez.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Français, Allemands, Japonais, ils sont de plus en plus nombreux à fuir les stations de ski d’Europe continentale, prises d’assaut en hiver, pour se réfugier en Laponie, promesse de solitude, d’espaces vierges et d’aurores boréales.
Amateurs de cordées, s’abstenir: sommet de la région nordique, le Kebnekaise culmine en Suède à 2 114 mètres, prenant à peine le Mont-Blanc à la taille.
Mais la Norvège, la Suède et la Finlande septentrionales, qui accueillent tout de même chaque année des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin, compensent leur modeste relief par d’autres vertiges.
Saariselkae, à 1 100 km au nord d’Helsinki et 250 km au-dessus du cercle polaire arctique, se trouve au cœur du plus vaste espace sauvage d’Europe de l’Ouest. La densité de la population, l’une des plus faibles du Vieux...